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Wednesday, October 21, 2026

Plaidoyer pour un meilleur encadrement de la promotion des écoles

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Les pratiques promotionnelles des écoles privées et des écoles offrant des programmes particuliers sont dans le viseur du Collectif pour l’équité scolaire, l’organisme militant y voyant un angle mort de la loi publicitaire. Dans une lettre transmise au ministère de l’Éducation et à l’Office de la protection du consommateur mardi soir, le collectif formé par trois mères plus tôt cette année demande que les communications des établissements scolaires soient encadrées comme de la sollicitation publicitaire afin d’agir comme levier contre les aspects négatifs du système d’école à trois vitesses.

Au premier plan des revendications du Collectif pour l’équité scolaire sont les établissements qui s’adressent directement aux enfants de moins de 13 ans en utilisant le tutoiement ou une présentation de l’unicité du programme offert, détaille l’une des cofondatrices, Marie-Anne Marchand.

« On a des écoles qui s’adressent à des enfants pour susciter l’adhésion, l’appartenance, puis leur vendre un rêve, alors que les enfants, ce n’est pas des consommateurs comme les autres. Et surtout, ce n’est pas eux qui choisissent leur école, ce sont les écoles qui les choisissent », soutient-elle en mentionnant que la Loi sur la protection du consommateur interdit la publicité à but commercial destinée à des personnes de moins de 13 ans.

En s’adressant au gouvernement, elle et son organisme souhaitent ainsi que la promotion faite par les écoles soit encadré en fonction de cette Loi. À ses yeux, les écoles privées devraient être considérées dans l’optique d’un « but commercial » et « quand le public adopte les mêmes pratiques [de promotion] que le privé, ça a le même effet sur un enfant ».

« Je pense que la loi n’est pas là pour donner des droits aux écoles, mais plus pour protéger les enfants et en ce moment, elle n’est pas appliquée. »

Tant pour le privé que le public ?

Si elle n’évoque pas de gain commercial direct, elle compare également les communications de certaines écoles publiques offrant des programmes particuliers à la vente d’un « voyage à Disney World ».

« Quand on regarde les publicités, c’est “viens t’amuser avec tes amis”, “viens explorer ton plein potentiel”, avec toutes sortes de couleurs, tout ça. Puis c’est une publicité qui est d’autant plus vicieuse parce qu’elle ne sert pas à ce que l’enfant fasse un choix, elle sert à ce que l’école ait le plus vaste choix possible pour choisir les élèves qui vont l’aider à remonter dans le palmarès des écoles, puis à se donner une bonne côte », estime-t-elle.

Si les demandes du Collectif pour l’équité scolaire ne trouvent pas réponse, Marie-Anne Marchand ne compte pas abandonner. Elle cite notamment les états généraux en éducation qui ont été promis par le nouveau premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, lors de la récente campagne électorale québécoise comme terrain où leurs idées pourraient trouver oreille.

« Mais il ne s’agit pas juste de reconnaître l’école à trois vitesses, souligne Mme Marchand. Nous, ce qu’on espère, c’est vraiment qu’on ait un réseau scolaire commun qui ne va pas trier les enfants comme ils le sont actuellement. »

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