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Tuesday, November 3, 2026

ChatGPT : OpenAI prépare une grosse refonte de son application de bureau

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Après avoir semé la pagaille dans ses applications cet été, OpenAI sort le balai. La version d’origine de ChatGPT a désormais une date de fin, et les onglets qui déroutaient tout le monde vont fusionner.

En juillet, OpenAI remplaçait son application de bureau par une version toute neuve regroupant ChatGPT, Work et Codex dans une même fenêtre, et rebaptisait l’ancienne ChatGPT Classic. L’accueil a tourné au vinaigre, au point que Greg Brockman, cofondateur de l’entreprise, a fini par qualifier lui-même l’interface d’« un peu le bazar ». Quatre mois plus tard, le ménage commence : l’application d’origine vient de recevoir sa date de retrait.

Lire aussi : ChatGPT Pro : face à la polémique, OpenAI renonce à amputer l’abonnement

Que vont devenir les fidèles de l’application d’origine ?

Une bannière apparue dans ChatGPT Classic annonce la couleur : l’application sera retirée le 30 janvier 2027. L’historique complet des conversations basculera automatiquement vers la nouvelle application, et rien n’indique qu’un sursis soit à l’ordre du jour. Sur les forums d’OpenAI, des utilisateurs supplient déjà l’entreprise de revenir sur sa décision.

Les modèles récents s’appuient sur des fonctions exclusives à la nouvelle application, comme le réglage de l’effort de raisonnement. L’ancienne version devient donc de moins en moins fiable à mesure que le service évolue. OpenAI n’y avait d’ailleurs plus touché, ou presque, depuis l’été. Les irréductibles restés sur Classic précisément pour fuir la refonte de juillet, et son passage d’une application native à une version Electron plus lourde, devront donc s’y faire. Leur refuge n’aura survécu que sept mois à peine à la refonte qu’il devait leur épargner.

Une refonte peut en cacher une autre

En juillet, la version repensée réunissait trois produits sous un même toit, au prix d’allers-retours que beaucoup d’abonnés ne comprenaient pas. OpenAI avait déjà rétropédalé une première fois, en réintroduisant une bascule directe entre les onglets Chat et Work, doublée d’une barre latérale pour rejoindre Codex. Dans les semaines qui viennent, l’entreprise ira plus loin et testera auprès d’un petit groupe une interface où les deux onglets ne font plus qu’un.

Greg Brockman espérait voir l’onglet Work disparaître d’ici la fin de l’année, et la manœuvre y ressemble fort. Codex restera de son côté une expérience à part, appelée toutefois à partager une même enveloppe d’utilisation avec ChatGPT, de quoi puiser dans un seul quota pour discuter comme pour coder. En octobre déjà, le navigateur Atlas passait à la trappe un an après son lancement, ChatGPT préférant s’installer directement dans Google Chrome. Le 13 février dernier, GPT-4o et trois autres modèles étaient retirés malgré la fronde des abonnés, qui avaient déjà obtenu un premier sursis six mois plus tôt. À chaque coupe, l’entreprise avance la même promesse : simplifier la gamme.

Pour les habitués de la première heure, le compte à rebours affiche un peu moins de trois mois, et la migration ne demandera aucun geste côté historique. Les réflexes, eux, ne suivront pas aussi facilement : l’interface qu’ils avaient fuie deviendra la seule disponible, au moment même où elle change encore de visage. À force de simplifier, OpenAI a au moins réussi une chose : faire de la simplicité un chantier permanent.

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