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Saturday, October 24, 2026

La Chine et Djibouti appellent à rouvrir la navigation dans la mer Rouge face aux tensions régionales

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La Chine et le Djibouti ont lancé un avertissement dans un communiqué commun, jeudi 22 octobre, pour tenter d’empêcher que les « flammes de la guerre » au Moyen-Orient ne gagnent la Corne de l’Afrique. Pour Pékin, cette possible extension du conflit touche des intérêts stratégiques, sur fond de compétition avec les États-Unis.

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Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst

Des ports, un chemin de fer vers Addis-Abeba, une base militaire et des milliards de dollars dans la zone économique du canal de Suez : la Chine a beaucoup à protéger à Djibouti. Les deux pays réclament ensemble la liberté de navigation en mer Rouge.

Au large, son regard se porte sur le passage stratégique du détroit de Bab el-Mandeb. C’est une artère essentielle aux exportations chinoises car c’est par là que transitent les navires qui relient l’océan Indien au canal de Suez, puis à l’Europe.

Il y a également une rivalité avec Washington : le communiqué s’oppose à la reconnaissance du Somaliland, qui revendique son indépendance de la Somalie. Quelques jours auparavant, Donald Trump l’avait décrit comme un « pays » distinct. Sans toutefois le reconnaître officiellement.

Le Somaliland propose aux Américains un accès à ses ports et l’implantation de possibles bases militaires : une telle présence américaine placerait Washington à proximité des intérêts chinois.

Pour autant, Pékin n’annonce aucun renfort naval : la Chine défend ses positions par la diplomatie. Tout l’enjeu serait de protéger ses routes commerciales et son implantation africaine, sans se laisser entraîner dans une escalade militaire, malgré sa base à Djibouti.

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