Actions syndicale ce vendredi : voici ce que les travailleurs peuvent ou pas faire !


Journaliste à la Rédaction générale
Suivre Sudinfo sur GoogleLes journées de mobilisation peuvent entraîner des absences sur le lieu de travail, mais aussi éventuellement des perturbations sur la route et dans les transports publics. Que se passe-t-il si vous arrivez en retard au travail à cause des actions ? Le prestataire de services RH Group S passe en revue les principales règles.
1. Mon bus ne circule pas. Puis-je rester chez moi ? La journée du 9 octobre est annoncée bien à l’avance. On peut donc attendre des travailleurs qu’ils fassent des efforts raisonnables pour arriver à l’heure au travail. Pensez par exemple à partir plus tôt, à faire du covoiturage ou, si possible, à utiliser un autre moyen de transport. Celui qui arrive en retard en raison des perturbations annoncées n’a pas automatiquement droit à son salaire pour les heures non prestées. Par contre, si un travailleur est confronté en chemin à un blocage imprévu de la route, il peut alors avoir droit à la rémunération journalière garantie.
2. Puis-je travailler depuis chez moi ?
Le télétravail n’est pas une solution à laquelle on peut prétendre unilatéralement. Celui qui travaille déjà habituellement à domicile le vendredi conformément aux accords en vigueur dans l’entreprise peut bien entendu suivre le régime existant. Pour les autres travailleurs, le télétravail peut être une solution pratique, mais l’employeur et le travailleur doivent se mettre d’accord à ce sujet. Un travailleur peut demander à effectuer du télétravail occasionnel, mais l’employeur peut refuser une telle demande sous certaines conditions. « Un simple accord préalable peut éviter de nombreuses discussions un tel jour » souligne Frank Verbruggen, spécialiste légal chez Group S. 3. Puis-je prendre un jour de congé ?
Un travailleur peut demander à prendre un jour de vacances ou un repos compensatoire. Mais ici aussi, la règle est la même : cela ne se fait pas unilatéralement. L’employeur doit être d’accord. Une journée de grève annoncée ne donne donc pas automatiquement à un travailleur le droit de prendre congé. « La plupart des problèmes ne viennent pas des règles elles-mêmes, mais du fait que l’employeur et le travailleur discutent pour la première fois le matin de la grève de ce qu’il faut faire. Celui qui conclut à l’avance des accords clairs concernant la présence, le télétravail et les éventuelles absences évite des discussions », conclut Frank Verbruggen.
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