Préméditation, des précédentes condamnations, la personnalité narcissique… : voici pourquoi la justice considère « qu’il était nécessaire de protéger la société » de Grégory Lenoci

Quelques instants après sa condamnation, Grégory Lenoci a livré sa première réaction. Au téléphone, il conteste la qualification de tentative d’assassinat, reconnaît avoir perdu le contrôle et annonce son intention de faire appel.
Interrogé par RTLinfo sur sa réaction au verdict, Grégory Lenoci ne cache pas sa déception : « Je ne m’y attendais pas. On avait quand même un espoir que la justice fasse face aux erreurs qui ont été commises, aux signes de détresse qu’on a donnés, aux rouages et à la lenteur judiciaire qu’il y a eue. »
Il reconnaît avoir eu une réaction disproportionnée et avoir perdu le contrôle, mais nie avoir voulu tuer. « Je reconnais des coups et blessures et non pas une tentative d’assassinat. Donc je compte faire appel, bien évidemment. » À la question de savoir s’il avait préparé les faits et prévu un plan de fuite, sa réponse est catégorique : « C’est totalement faux. Totalement faux. »
« Mon intention était de protéger mon fils »
Grégory Lenoci affirme avoir agi pour protéger son beau-fils et rappelle avoir auparavant sollicité la police. Il assure avoir déposé plainte et demandé une intervention des autorités.
Il rapporte notamment les propos qu’un policier lui aurait tenus à son domicile : « Monsieur Lenoci, si ça ne tenait qu’à moi, je sors de chez vous, je vais lui mettre les menottes et je l’arrête ». Selon lui, ce policier lui aurait ensuite expliqué être dans l’impossibilité d’agir sans ordre d’un magistrat. « Je ne savais plus vers qui me tourner à ce moment-là. Mon intention n’était pas de le tuer, mais j’ai mal réagi à des propos qu’un père ne peut pas entendre », explique-t-il.
Un appel à mieux protéger les enfants
Grégory Lenoci estime que les dossiers concernant des agressions sexuelles sur mineurs devraient faire l’objet de davantage de transparence. Il évoque le passé judiciaire de la personne concernée et affirme que plusieurs plaintes avaient été déposées.
Il dit aujourd’hui s’interroger sur les recours dont disposent les familles confrontées à une telle situation. « J’espère que le dossier va avoir des rebondissements et que ce dossier permettra de changer, de réadapter les lois en fonction des agressions des prédateurs sexuels et, du moins, de préserver et sécuriser nos enfants. »
Enfin, interrogé sur sa colère après le verdict, Grégory Lenoci affirme qu’elle ne tenait pas seulement à la peine prononcée : « Je suis fâché tout simplement parce que je n’ai pas eu le droit de m’exprimer, comme ça arrive depuis le début du dossier. »
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