Les Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale s'ouvrent en Thaïlande

L'événement, qui rassemble chaque année les plus hauts responsables de l'économie mondiale, se déroule cette fois dans un contexte de crises qui s'additionnent, entre choc énergétique provoqué par le blocage du détroit d'Ormuz, dette mondiale record et intelligence artificielle qui accapare les flux financiers.
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C'est l'un des grands rendez-vous de l'économie mondiale. Les Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale se déroulent à partir de ce lundi 12 octobre en Thaïlande. Pendant toute la semaine, ministres des finances, responsables des banques centrales et acteurs du secteur privé et de la recherche vont s'y retrouver.
Cette année, cette grand-messe des institutions de Bretton Woods s'ouvre toutefois dans un contexte très compliqué dans lequel les chocs s'additionnent, notamment du fait du blocage du détroit d'Ormuz qui a créé une crise énergétique aux effets internationaux directs tant sur les carburants que sur les engrais - et que l'hiver qui se profile dans l'hémisphère Nord pourrait venir encore amplifier.
Alors que cette dernière fait aussi peser une menace sur la sécuritaire alimentaire de la planète - à laquelle il faut ajouter les effets de l'épisode actuel de super El Nino -, elle vient par ailleurs amplifier la crise des dettes publiques qui ne cessent de s'emballer.
La dette mondiale, qui a atteint un nouveau record depuis la Seconde Guerre mondiale, devrait franchir prochainement la barre des 100% du PIB, ce qui va conduire le FMI à plaider durant toute la semaine en faveur « de plans crédibles d’assainissement budgétaire », notamment dans les pays développés qui sont les plus touchés actuellement.
Si le monde a fait preuve d'une « agilité remarquable » jusqu'à présent, la résilience économique mondiale a toutefois ses limites, a mis en garde, en préambule, la directrice du FMI.
Ces Assemblées n'échapperont bien sûr pas non plus à la grande thématique de l'intelligence artificielle qui accapare actuellement les flux financiers alors que certains États peinent à attirer des investissements pour leurs infrastructures.... Capter les capitaux privés et créer de l'emploi figurera donc parmi les priorités poussées par la Banque mondiale.
Autre problème : si elle est devenu centrale dans les économies mondiales - notamment dans les échanges commerciaux où elle est porteuse d'espoirs en terme de croissance -, l'IA accroît encore les besoins en énergie et en ressources, ce qui risque de contribuer à creuser les inégalités entre les régions du monde.
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