Plusieurs produits canadiens seront interdits d’entrée aux États-Unis mardi
Une série de produits canadiens, dont la bière et les motocyclettes, ne pourront plus être exportés aux États-Unis à partir de mardi. Cette nouvelle restriction commerciale avait été annoncée au début du mois par le président Donald Trump en réplique aux contre-tarifs imposés par le premier ministre Mark Carney.
L’interdiction d’exportation qui entre en vigueur le 29 septembre vise entre autres les motocyclettes, la bière, le vin et plusieurs spiritueux, ainsi que des produits alimentaires. Selon Washington, ces tarifs, imposés en vertu d’une loi obscure, cherchent à compenser les conséquences du « traitement discriminatoire que lui inflige le Canada ».
Ce tour de vis tarifaire est le dernier d’une escalade qui a commencé en plein cœur de l’été. Le 20 juillet dernier, Donald Trump a menacé d’imposer des tarifs de 50 % sur un vaste éventail de produits canadiens, dont les machines industrielles, les appareils électroniques, les bâtons de hockey et les parfums. Il estimait que les États-Unis étaient victimes de politiques discriminatoires de la part du Canada. Ces tarifs devaient entrer en vigueur le 19 août.
Les négociations commerciales ont suivi leur cours dans les semaines suivantes. Une entente semblait probable lorsque les Américains ont repoussé la date butoir de trois jours, mais la lueur d’espoir s’est vite éteinte. Dans la nuit du 21 au 22 août, les négociateurs canadiens ont claqué la porte, jugeant inacceptables les dernières concessions demandées par les États-Unis.
Les tarifs américains de 50 % sur quelque 28 milliards de dollars de produits canadiens sont donc entrés en vigueur le 22 août. Le Canada a répliqué avec des contre-tarifs de son cru visant une valeur équivalente de produits américains. Ces contre-tarifs ont été imposés le 8 septembre.
Qu’à cela ne tienne, c’est aussi le 8 septembre que la Maison-Blanche a annoncé une riposte : des droits de douane de 50 % sur d’autres produits — en vigueur depuis le 15 septembre — et l’interdiction d’importation d’une série de produits, qui prend effet ce mardi. Washington en a aussi profité pour supprimer des tarifs sur certains produits, dont le ciment, les cannes à pêche et le papier hygiénique.
Là s’arrête, pour le moment, la surenchère tarifaire. Ottawa n’a pas renchéri pour le moment et plusieurs experts estiment que les contre-contre-tarifs américains pourraient avoir peu d’effets sur l’économie canadienne.
Cela dit, l’escalade des tensions avec les États-Unis cause de l’incertitude qui pourrait pousser les entreprises à ralentir leurs investissements et leurs embauches, a prévenu la semaine dernière le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem.
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