Drone explosif à Leipzig : "Poutine est acculé et fonce vers le précipice", selon le général Dominique Trinquand

L’Europe, de son côté, durcit le ton. "Les pays européens qui maintenant ont des règles d’engagement claires […] détruisent ces drones quand ils les voient", explique Dominique Trinquand. Pour cet ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, cette évolution traduit un changement de posture. "La montée des attaques russes fait face à une montée des Européens qui n’acceptent plus ces attaques".
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a notamment employé des mots forts en dénonçant ces attaques comme ayant "toutes les caractéristiques du terrorisme d’État". De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a réaffirmé son soutien à l’Ukraine : "Si l’intention était de nous faire hésiter à soutenir l’Ukraine, je peux vous dire que cela n’a fait que renforcer ma détermination".
Dominique Trinquand souligne également la solidarité affichée par Washington lors de la réunion de l’OTAN à Ankara. La récente visite du directeur de la CIA à Moscou doit également être vue comme un avertissement adressé au Kremlin, assure-t-il.
Selon Pauline Simonet, la Russie espère que l’Europe réponde. Pour l’instant, l’Union Européenne a pu imposer des sanctions sur le gaz russe, mais continue à en acheter, affichant une réelle dépendance : "Imaginez si on disait aux populations, 'on va arrêter totalement d’acheter du gaz russe'. Les prix vont augmenter de 50%, de 100%. Donc, la Russie sait très bien qu’il y a une acceptabilité très limitée du côté européen et qu’avant de passer une confrontation directe, il faudra autre chose que cette action". Les nouvelles élections dans certains pays européens, comme la France, pourraient aussi déstabiliser la réponse unifiée de l’Union européenne.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.