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Sunday, October 18, 2026

Dans le «Grand Nord» de la planète, l'Ukraine protège ses semences de la guerre

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L'Ukraine, grande nation céréalière, veut protéger ses semences et la richesse de sa biodiversité des ravages de la guerre. Le pays a déposé des échantillons de semences pour la première fois depuis le début de l'invasion russe dans une chambre forte spécialisée de l'Arctique norvégien.

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Enfouie dans des tunnels sous une montagne, à un peu plus de 1 000 kilomètres du pôle Nord, la Réserve mondiale de semences du Svalbard est une sorte d'« arche de Noé » végétale qui vise à protéger la biodiversité de la planète face aux catastrophes naturelles, aux guerres, au changement climatique, aux maladies et aux ravages causés par les hommes. 

L'Ukraine y a déposé cette semaine 773 échantillons de semences. Différentes variétés de tournesol, de céréales, de sarrasin ou de plantes fourragères. Le pays est souvent qualifiée de « grenier à blé de l'Europe ». Et il possède une importante collection génétique : 154 000 échantillons de quelque 2 000 espèces, recense la FAO. Mais sa banque de gènes, située à Kharkiv, dans l'est du pays, a été endommagés par des bombardements russes. Cette collection avait déjà été transférée dans l'ouest, loin du front.

Un véritable trésor pour l'humanité

C'est donc pour encore mieux protéger ce trésor de biodiversité que le pays a envoyé au Svalbard certains échantillons précieux. La réserve du Svalbard, gérée par le gouvernement norvégien est un ensemble de trois chambres fortes et froides qui abrite aujourd'hui, à des fins de préservation, plus de 1,4 million d'échantillons.

Éloignée des zones de conflit et située à une altitude la mettant à l'abri de la montée du niveau des océans, la Réserve est conçue pour résister aux désastres, même en cas de défaillance du système de réfrigération grâce à son emplacement sous le pergélisol, le sol gelé toute l'année. Elle a cependant déjà subi les effets du réchauffement climatique, écrit l'AFP : en 2016, de l'eau s'était infiltrée dans son tunnel d'accès, sans atteindre les semences, entraînant par la suite quelque vingt millions d'euros de travaux pour renforcer son étanchéité.

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