OpenAI dévoile « dots », ses assistants mignons pour démocratiser l’IA agentique (sauf en Europe)
OpenAI répond à Meta et à son agent Muse avec « dots », le nom donné à son service d’agents « toujours actifs » qui travaillent pour leurs utilisateurs en permanence. Les dots se différencient de ChatGPT grâce à leur propre ordinateur dans le cloud et leur accès permanent à vos comptes, tout en étant joignables depuis n’importe quelle messagerie.
C’était l’annonce la plus attendue du OpenAI Dev Day : sept mois après avoir recruté Peter Steinberger, le créateur d’OpenClaw, OpenAI a présenté sa vision grand public des agents IA : dots.
Sur le papier, dots ne devrait pas bouleverser les habitués de ChatGPT Work, de Codex ou de concurrents comme Claude Cowork, qui savent déjà confier des tâches longues à une IA. Mais les dots ont pour principal avantage d’être toujours actifs : ils fonctionnent avec des objectifs plutôt qu’avec des consignes, ce qui leur permet de prendre des initiatives sans demande écrite de l’utilisateur. Avec cette technologie qui est encore à ses débuts (un dot par compte et uniquement pour les abonnés qui payent le plus), OpenAI répond directement à Meta et à Muse, qui propose une vision similaire.

C’est quoi dots, le nouveau système d’agents d’OpenAI ?
Un dot est un agent IA propulsé par GPT-6 Astra, le modèle le plus puissant d’OpenAI. L’utilisateur peut donner le nom de son choix à son dot, lui choisir un avatar et lui confier une tâche, qu’il n’arrêtera jamais d’exécuter. L’idée à terme est d’avoir plusieurs dots par compte, pour avoir plusieurs assistants personnels à son service. Les exemples donnés par OpenAI sont les suivants :
- Chaque dot dispose de son propre ordinateur dans le cloud. Il a son propre navigateur, peut le consulter 24 heures sur 24, et n’a pas besoin de l’ordinateur d’un humain pour fonctionner. L’interface de ChatGPT permet de se connecter à l’ordinateur virtuel du dot quand on le souhaite, pour vérifier ce qu’il fait.
- Les dots peuvent se connecter à plus de 4 000 applications via les plugins de ChatGPT (messagerie, agenda, outils de travail…). Ils peuvent donc proactivement surveiller vos mails, gérer vos agendas, vos demandes professionnelles et vous contacter d’eux-mêmes pour vous faire des synthèses. Quand on ne leur parle pas, les dots font de la « recherche proactive » : ils parcourent les apps connectées pour trouver comment aider.
- Les dots ont accès à Codex ou ChatGPT Work. Ils peuvent d’eux-mêmes solliciter les modèles d’OpenAI pour lancer des tâches.
- Les dots peuvent contacter à tout moment leurs utilisateurs pour leur proposer des choses.
- Si besoin, un dot peut se connecter à l’ordinateur personnel de son utilisateur pour aller plus loin.
Contrairement à Muse, dots n’a pas d’application dédiée. On lui parle dans ChatGPT par écrit ou par appel vocal. OpenAI intègre aussi ses agents dans Slack et Teams. L’entreprise dit que les SMS arriveront bientôt, avec une liste d’attente pour iMessage et RCS. L’idée est de pouvoir solliciter ses agents partout, en les appelant par leurs noms, plutôt que de tout centraliser dans une seule app.
Autre différence avec OpenClaw : il n’y a pas besoin de laisser un ordinateur allumé en permanence chez soi, puisque chaque dot dispose de sa propre machine virtuelle. Le dot retient les préférences de ses utilisateurs en se basant sur les décisions passées et leur manière de travailler. On reprend le fonctionnement d’OpenClaw à base d’un memory.md et d’un soul.md.
La première version de dots est très axée sur le travail : les exemples d’OpenAI parlent de corrections de bugs, de propositions commerciales ou d’analyses scientifiques. À terme, nul doute qu’OpenAI proposera des déclinaisons plus grand public, moins chères voire gratuites, à l’image de ce que fait Meta.

Pour l’instant, dots est réservé aux abonnés ChatGPT Pro à partir de 100 euros par mois
Chez Meta, Muse est gratuit avec des formules optionnelles à 20 et 100 dollars par mois pour les usages intensifs.
OpenAI, de son côté, mise sur un lancement réservé aux utilisateurs qui payent le plus. Dots n’est même pas proposé aux abonnés Plus : il est inclus dans ChatGPT Pro à partir de 100 euros par mois, ainsi que dans les offres pour entreprises. OpenAI promet d’ouvrir dots à davantage d’utilisateurs « bientôt » et prévoit des options payantes pour ajouter des dots ou augmenter leur vitesse. L’entreprise en profite pour lancer ChatGPT Pro 500, un nouvel abonnement à 500 dollars par mois avec le quota d’utilisation le plus élevé et un accès à Ultrafast, un mode qui accélère la génération de réponses. Sur certains aspects, dots ressemble à un test avant un vrai déploiement du futur de ChatGPT. On doute que les 1,2 milliard d’utilisateurs hebdomadaires du chatbot en entendent parler.
Sans surprise, l’Europe est privée de dots au lancement
Malheureusement pour les abonnés ChatGPT Pro européens : dots n’arrivera pas chez nous. Le déploiement exclut l’Espace économique européen, la Suisse et le Royaume-Uni. OpenAI a toutefois l’habitude de rattraper son retard en Europe assez rapidement : on peut donc imaginer (et espérer) que le blocage ne durera que quelques semaines.
Parmi les autres annonces du Dev Day, OpenAI a présenté GPT-6.1 Sol, un modèle presque aussi performant que GPT-6 Astra pour cinq fois moins cher (une semaine après GPT-6-Sol) et l’entreprise revendique désormais 1,2 milliard d’utilisateurs hebdomadaires. OpenAI lance également « Se connecter avec ChatGPT », un système pour concurrencer Google ou Facebook sur les connexions rapides.
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