Nouvelle cyberattaque en France : les données de propriétaires de chiens et chats ont encore été volées

Un pirate est parvenu à dérober les données de millions de propriétaires de chiens et de chats en France. Le truand s’est attaqué à trois fichiers français, à savoir l’I-CAD, la Centrale Canine et le LOOF. Ce dernier vient de confirmer la cyberattaque.
Il y a quelques jours, un pirate qui se fait appeler ChimeraZ a revendiqué un nouveau vol de données d’envergure sur un forum. Le hacker a mis en vente plusieurs bases de données sur une plateforme criminelle. Ces annonces ont été rapidement repérées par le site spécialisé FrenchBreaches.
🔴 Alerté par FrenchBreaches, le LOOF confirme une cyberattaque et le vol de données ! Noms, adresses, e-mails, identifiants de chats et dates de naissance potentiellement exposés. L’organisme annonce avoir identifié l’origine de l’attaque et suspendu certains services. https://t.co/jqATim9kWd
— FrenchBreaches (@Frenchbreaches) October 20, 2026
Le répertoire le plus volumineux appartient à l’I-CAD, le fichier national d’identification des chiens, chats et furets. Selon le hacker, 2,9 millions de propriétaires et 50 000 vétérinaires sont concernés par cette fuite. Le pirate revendique aussi le piratage des données de 1,4 million de personnes recensées dans la Société Centrale Canine (SCC), l’organisme de référence pour les chiens de race. Enfin, le hacker prétend également avoir compromis le Livre officiel des origines félines (LOOF), l’organisme qui gère les pedigrees des chats de race. Environ 654 000 enregistrements ainsi que plus de 90 000 documents (48 Go) ont été volés. Au total, ce sont plus de 4 millions de personnes qui auraient été touchées.
Dans les échantillons analysés par le média spécialisé, on trouve des noms et prénoms, des coordonnées, des numéros de puce électronique, des noms d’animaux, voire des pedigrees et des tests ADN. Il y a suffisamment d’informations pour relier précisément un animal à son maître, ce qui ouvre la porte à toutes les dérives et abus. Avec le nom d’un animal, sa race ou son numéro de puce, un escroc peut rendre un faux message très crédible. Il peut notamment se faire passer pour un vétérinaire ou un organisme officiel afin de réclamer un paiement. Les éleveurs, dont les coordonnées professionnelles ont été volées, sont particulièrement visés.
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Le LOOF confirme rapidement la cyberattaque
La fuite a été rapidement confirmée par le LOOF. Dès le 20 octobre, l’organisme a confirmé avoir été victime d’une cyberattaque. Selon le communiqué, des individus se sont introduits dans le système informatique pour récupérer des données. L’organisme confirme que des noms, prénoms, adresses postales et e-mail, noms et numéros d’identification des chats, et dates de naissance, ont été subtilisés. Le Livre officiel des origines félines précise par contre n’avoir identifié « aucune donnée sensible » ayant été compromise. Par précaution, le LOOF a coupé l’accès à plusieurs de ses services. Ensuite, l’origine de l’attaque a été découverte, et la brèche a été colmatée.
Entre les lignes, l’organisme confirme qu’une même entité s’est attaquée à l’I-CAD et à la SCC. D’autres structures ont été ciblées par des attaques du même type. Celles-ci ont été revendiquées par « le ou les mêmes individus », indique le LOOF. Ce n’est pas la première fois que les données de l’I-CAD se retrouvent entre les mains de cybercriminels. Cet été, des pirates étaient déjà parvenus à pénétrer dans le système d’Ingenium animalis, la société qui gère le fichier I-CAD. Les intrus avaient volé les adresses e-mail de millions de propriétaires de chats et de chiens. Ces attaques s’inscrivent évidemment dans l’explosion des fuites de données en France. Pays le plus touché d’Europe, la France recense plus de 40 millions de comptes piratés en six mois.
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