France : une pétition appelant à fermer la chaîne CNews dépasse 500.000 signatures, un débat aura peut-être lieu à l’Assemblée nationale

Ces accusations ont pris plus de vigueur après l’attentat raciste de Trappes le 23 octobre, dans lequel un Français de 39 ans, Kévin T., est soupçonné d’avoir tiré délibérément sur "des personnes […] de type musulman ou africain ou nord-africain", selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen. Une partie de la gauche, à l’instar du maire de Trappes, Ali Rabeh, a accusé les médias, et en particulier CNews, d’avoir une responsabilité dans cette attaque, en donnant trop de place sur leurs antennes aux discours stigmatisant les immigrés ou les personnes issues de l’immigration.
CNews avait été mise en demeure en juin dernier par le régulateur de l’audiovisuel (Arcom) de corriger un "déséquilibre manifeste et durable dans l’expression des courants de pensée et d’opinion" sur son antenne, notamment "sur la menace que représenteraient l’immigration et l’islam pour la société française".
Les équipes de CNews, et plus particulièrement de l’émission "100% Frontières", une déclinaison du journal d’extrême droite éponyme, ont régulièrement été la cible de l’hostilité de manifestants dans les mobilisations sociales et lycéennes ces derniers jours, des images que la chaîne rediffuse dans ses émissions.
Le siège parisien de CNews et d’Europe 1 a aussi été pris pour cible par une centaine de personnes le 17 octobre au début d’une journée d’action nationale marquée par des violences, des actes "d’intimidation" dénoncés par les deux médias dans le giron de Vincent Bolloré.
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