La revue de presse : à quoi bon faire des économies ?


Question vertigineuse lancée par De Standaard : "pourquoi épargnons-nous ?" L’assainissement budgétaire n’est pas une fin en soir. Or si l’on s’impose de mettre les comptes publics en ordre, ce n’est pas pour l’unique satisfaction de ne pas aggraver un déficit. Le but est de pouvoir lancer des "politiques".
Ainsi, de la nécessaire transition énergétique qui vise à réduire notre dépendance au fossile. Pas une fois, le gouvernement flamand ne s’est expliqué sur ses choix budgétaires, au regard de cet objectif.

Pourquoi épargner ? Et pourquoi aussi s’imposer ces décisions au terme de harassantes discussions ? Pourquoi, demande Le Soir, le futur doit-il se jouer de nuit ?
Le budget n’est pas une réunion de crise, dit le Soir. Il revient. Chaque année. Même époque. Pourquoi procéder de la sorte pour parvenir à un accord ? Pourquoi attendre d’être harassé en plein cœur de la nuit pour fignoler des décisions qui vont avoir un impact sur des millions de Belges ? Pourquoi ne pas attendre le lendemain matin, frais. Dispo. Aux aguets.

Pourquoi Bruxelles a eu "si facile" ?
De tous les niveaux de pouvoir belges, c’est sans doute à Bruxelles que l’exercice budgétaire 2027 devait être le plus simple à conclure. L’accord de gouvernement n’a que sept mois et prévoit une trajectoire financière ambitieuse. La coalition bruxelloise n’est certes pas homogène. MR, PS, Les Engagés, Groen, Vooruit et Anders, voilà six partis aux sensibilités différentes et aux visions opposées de l’action publique.
A quoi cela tient-il, alors que ce budget se soit déroulé sans (trop) d’encombres ? Peut-être précisément à la présence du PS ?

Het Laatste Nieuws poursuit. En Belgique, chaque région doit et peut réaliser les économies qu’elle entend faire suivant sa propre vision. Sinon, à quoi bon avoir régionalisé ce pays ?
Sauf que…
On est en droit de s’interroger. Est-il tenable que les allocations familiales en Région Wallonne soient 10 à 20 euros plus élevées qu’en Flandre ? (Les 320 millions d’économies flamandes sur les allocations dépassent le montant des assainissements du gouvernement wallons.)
L’éditorialiste s’en étrangle :
Il reste des économies possibles, notamment dans la fonction publique, (Georges-Louis) Bouchez a raison, clame l’éditorialiste, qui surtout, ne voudrait pas voir la Flandre avoir à souffrir quand les autres régions n’engageraient pas d’effort.
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