Culture et commémoration réunies à Bruxelles pour les victimes au Congo

"C’est un moment d’arrêt, de transmission et de commémoration. Mais nous avons décidé de le faire aussi dans la joie", a expliqué l’organisatrice Brenda Odimba. Ces retrouvailles permettent, selon elle, de créer du lien et de "se donner la force de continuer le combat" pour la justice, la paix, la dignité et la souveraineté du Congo.
Des artistes de gospel et de rumba congolaise ainsi que des danseurs ont animé la journée. Un village associatif a également permis de présenter des projets et de proposer de la nourriture, des boissons et des produits.
L’association Free Congo a notamment proposé des vêtements et des accessoires pour rendre visible la cause congolaise. Prévu jusqu’à 22h00, le festival comprend une cérémonie des bougies consacrée à GENOCOST, un appel à signer une pétition pour la reconnaissance des génocides en RDC et un serment collectif de mémoire.
Le rassemblement intervient à l’approche du trentième anniversaire de l’attaque de l’hôpital de Lemera, dans le Sud-Kivu, le 6 octobre 1996, au début de la première guerre du Congo.
L’établissement était dirigé par le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018. "C’est aussi un message envoyé aux Congolais du Congo pour leur montrer qu’on ne les oublie pas", a souligné Brenda Odimba. Elle a évoqué les habitants de Goma, de Bukavu et des autres localités occupées, qui "sont dans la survie".
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