1937-2026 : l’avion d’Amelia Earhart, toujours porté disparu

Par Sara de Lacerda le Lecture 5 min. Abonnés
Avec sa forme et sa brillance, l’« objet Taraia » décelé sur une image satellite correspond-il à l’épave du Lockheed Electra d’Amelia Earhart ? Une équipe d'archéologues est partie enquêter.
Amelia Earhart (1897-1937) sur le nez de son avion, un Lockheed Electra, le 12 mars 1937. L’aviatrice fut la première femme à effectuer un vol transatlantique en solo et sans escale.
Purdue University Libraries
La disparition de l’aviatrice américaine Amelia Earhart en 1937, alors qu’elle tentait d’effectuer un tour du monde, a suscité bien des spéculations, des plus farfelues aux plus étayées. Une expédition menée par l’université de Purdue, aux États-Unis, a voulu confirmer une des hypothèses avancées, selon laquelle un objet non identifié, au large d’un atoll du Pacifique, dans l’archipel des Kiribati, pouvait être l’épave de son avion.
Au terme d’une semaine de recherches, il apparaît que cet objet mystérieux surnommé « Taraia Object » était plutôt un amas de troncs d’arbres. Mais les chercheurs ne rentrent pas pour autant bredouilles, car la piste mène bien vers cet îlot perdu dans l’océan.
Une expédition américaine échoue à retrouver l’avion d’Amelia Earhart
Le 2 juillet 1937, la pionnière de l’aviation Amelia Earhart et son navigateur Fred Noonan quittaient la Papouasie-Nouvelle-Guinée à bord de leur avion bimoteur argenté, un Lockheed Electra, pour accomplir la troisième étape de leur tour du monde en suivant l’équateur. Ils disparurent le jour même alors qu’ils se dirigeaient vers l’île Howland, qui se situe juste au nord de la ligne imaginaire, à mi-chemin entre Hawaï et l’Australie. Les États-Unis ont immédiatement lancé d’importantes opérations de recherche aériennes et maritimes, en ratissant pendant deux semaines l’océan Pacifique. En vain.
L’avion s’est-il échoué en mer ou les deux aviateurs ont-ils pu atterrir quelque part en urgence ? Sont-ils morts sur le coup ou ont-ils survécu ? Leurs blessures ont-elles été fatales ou ont-ils fait de mauvaises rencontres ? Toutes ces hypothèses ont été envisagées, et la plus plausible, retenue par les chercheurs de l’université de Purdue, est celle qui a été énoncée par le groupe d’investigation Tighar (The International Group for Historic Aircraft Recovery) qui a effectué des dizaines de missions entre 1989 et 2019. D’après eux, l’avion se serait écrasé sur l’atoll de Nikumaroro, situé à environ 750 kilomètres au sud-est de l’île Howland.
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