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Thursday, October 22, 2026

“Une ligne rouge”: Laurent Delahousse dans la tourmente après un reportage sur les violences du 17 octobre

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Laurent Delahousse est sous le feu des critiques après la diffusion, dimanche, d’un reportage sur les violences du 17 octobre dans le JT de 20 heures de France 2. Certains estiment qu’il était trop centré sur les scènes de débordements et dépourvu de contexte. Le sujet a notamment provoqué la colère de plusieurs syndicats, dont la CGT, qui réclame la démission de l’équipe du journal.

E.L

Source: TV Mag, Télérama, France Télévisions

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Ce dimanche 18 octobre, dans le 20 Heures de France 2, Laurent Delahousse a annoncé la diffusion d’un reportage exclusif sur les violences qui avaient secoué plusieurs villes de France la veille, en marge d’une manifestation contre “la vie chère”. En fin de journal, le reportage de 12 minutes, intitulé “Au cœur des violences”, est revenu sur les affrontements avec la police, les incendies et les dégradations. Les images étaient accompagnées de très peu de commentaires.

Ce traitement a provoqué la colère de plusieurs syndicats de France Télévisions. La CGT estime que ce reportage mettait en avant de manière démesurée les violences, passant ainsi sous silence les véritables raisons de la manifestation du 17 octobre, notamment la vie chère et les conditions d’apprentissage dans les lycées français. Le syndicat va jusqu’à réclamer la démission de l’équipe du JT, Laurent Delahousse compris. “France 2 a franchi un cap que même BFM n’aurait imaginé”, dénonce-t-il. La CFDT pointe également un manque d’équilibre dans la couverture des événements et estime qu’“une ligne rouge déontologique” a été franchie.

(la suite ci-dessous)

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France Télévisions réagit

Face aux critiques, Philippe Corbé, directeur de l’information de France Télévisions, présente ses excuses. “Comme nous le faisons régulièrement dans la partie magazine du journal, après 20h40, nous avons proposé un reportage long format avec une écriture différente. Nous aurions dû être plus clairs, en contextualisant davantage”, reconnaît-il.

Philippe Corbé rappelle ensuite que Laurent Delahousse avait précisé que le documentaire diffusé était “en immersion”. “Mais nous aurions dû être plus lisibles dans le bandeau qui accompagne le sujet et donner davantage d’informations contextuelles dans le montage et le commentaire”, ajoute-t-il.

“Ce n’était pas suffisant”

Le directeur de l’information défend néanmoins l’intention de départ du reportage. Selon lui, le sujet voulait faire la distinction entre la manifestation et les violences survenues en parallèle. Il précise que l’introduction présentait bien “une manifestation pacifique pour l’éducation et contre la vie chère”, avant d’évoquer “des scènes chaotiques de pure violence”. “L’idée n’était pas de mêler les deux, au contraire, mais de bien distinguer ces deux histoires en parallèle”, assure-t-il.

“Le sujet soulignait aussi que le défilé syndical et politique, avec beaucoup de jeunes, se déroulait dans une ambiance bon enfant, entouré de gens qui manifestaient dans le calme”, poursuit Philippe Corbé. “Cela n’était pas suffisant, nous ne pouvons que le regretter, et nous aurions dû être plus précis dans le montage, la contextualisation et le commentaire pour qu’il n’y ait pas de confusion.”

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