Mobilisations sociales en France : Macron reconnaît un "défaut d'anticipation" et annonce un tracé hors des centres-villes samedi

Le chef d'État est monté lundi en première ligne, après avoir été très critiqué dans l'opposition et dans son camp pour la gestion du maintien de l'ordre il y a neuf jours. En visite à Marseille, il a jugé que "l'ordre a été tenu" et le droit de manifester "préservé" lors des rassemblements du week-end, plus calmes qu'escompté même si quelque 80 commerces ont "été impactés" selon lui.
D'autres rassemblements sont annoncés, à commencer par les 31 octobre et 5 novembre. Emmanuel Macron a estimé que l'état d'urgence, qui permet d'accroître les pouvoirs de police, n'était pour l'heure pas nécessaire, même s'il ne constitue pas "un interdit".
Le président s'exprimait à la mairie de Marseille, vandalisée et brièvement envahie par des manifestants le 17 octobre, en marge de la mobilisation pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics. "On n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé", à la fois la "mobilisation de l'ultragauche" et "la délinquance qui viendrait dessus", a regretté Emmanuel Macron. Il a reconnu que "les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées".
Devant la presse, le chef d'État a admis "à coup sûr" un problème de tempo dans la réponse du gouvernement au mouvement des lycéens, descendus dans la rue il y a un mois. "Mais maintenant je regarde devant, donc on avance." Le président a aussi désigné les réseaux sociaux, qui "abîment nos démocraties", parmi les coupables des débordements du 17 octobre.
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