Cisjordanie occupée : l’armée israélienne se retire d’Hébron, les habitants retrouvent leurs maisons saccagées

Dans la matinée, l’AFP y a vu des dizaines d’immeubles tagués d’une large croix noire ou rouge, indiquant qu’ils avaient été fouillés. À l’intérieur, les habitations sont sens dessus dessous : meubles jetés au sol, matelas retournés, habits ou jouets d’enfant éparpillés, bris de fenêtres au sol. Dans l’une d’elles, un étron trône au sol des toilettes. Les habitants, tout juste rentrés dans la matinée, constatent les dégâts. Partout, des femmes rangent et nettoient.
Muhannad al-Tamimi, qui avait trouvé refuge à la mosquée pendant ces dix jours, est rentré chez lui il y a une heure à peine, dans son appartement au rez-de-chaussée d’un immeuble. C’est ici selon lui que les soldats se sont installés, comme ils le font habituellement lors d’opérations durant plusieurs jours. Le frigo est vidé, et on voit que des gens y ont dormi. Au début de l’opération dans la nuit, une vingtaine de soldats ont fait sauter sa porte, dit-il à l’AFP. "Ils m’ont agressé, braqué une arme sur la tête de ma femme, terrifié mes enfants et donné un coup de pied à ma fille", décrit-il, assurant qu’outre les dégâts, plusieurs milliers de dollars avaient disparu après les fouilles. Sollicitée par l’AFP sur ces accusations, l’armée israélienne a dit se renseigner.
Les véhicules militaires ont désormais disparu de Hébron, remplacés par ceux des pompiers, de la Défense civile (organisation de secours) et des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne.
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