Dénatalité dans la Fédération Wallonie-Bruxelles : moins d’élèves, c’est moins de professeurs

Dans la classe de madame Cynthia, ils ne sont que 13. Ces élèves en immersion français et néerlandais travaillent sous l’œil attentif de Jecks, le chien de la classe. Un tout nouveau projet qui se lance, il faut donc le temps que les parents adhèrent. D’autant plus avec une baisse du nombre de nouveaux élèves.
"On le remarque quand même… On a une classe verticale en P1 et P2 francophones donc ça prouve quand même qu’il y a moins d’élèves", constate Cynthia Petry, institutrice de 3e primaire à l’École du chant d’oiseau Woluwe-Saint-Pierre. "Après, ce qui est assez étrange, c’est que ce phénomène n’a pas lieu chaque année."
Si la baisse des inscriptions semble limitée cette année, pour le directeur, le constat sur les neuf dernières années est sans appel. "En neuf ans de direction, j’ai perdu plus de 20% d’élèves", explique Alain De Gendt, directeur de l’École du chant d’oiseau Woluwe-Saint-Pierre. "Les gens font moins d’enfants, quittent Bruxelles… On était une école principalement basée sur les expatriés. Depuis la crise Covid, ils sont moins nombreux. Puis, moins d’enfants tout simplement. Les parents me disent que ça coûte cher de faire des enfants."
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