Un enfant sur 8 à Toronto dépend des banques alimentaires

La banque alimentaire Daily Bread à Toronto tire la sonnette d'alarme au sujet de la pauvreté infantile. Près de 13 % des enfants dans la Ville Reine dépendent d'une banque alimentaire, indique l'organisme, soit presque deux fois plus qu'en 2022.
Les banques alimentaires à Toronto ont recensé 4,06 millions de visites en 2026, soit une hausse de 333 % depuis 2019, indique le plus récent rapport annuel de l'organisme Daily Bread, publié mardi.
C'est aussi la deuxième année de suite pour laquelle les visites surpassent la barre de 4 millions (4,12 millions en 2025).
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Nombre de répondants à la consultation disent que leur enfant a dû sauter au moins un repas, faute de nourriture, au cours des derniers mois.
Les enfants représentent 25 % des bénéficiaires des banques alimentaires, alors qu'ils ne constituent que 18 % de la population de [Toronto].
L'insécurité alimentaire nuit au développement de l'enfant, qu'il s'agisse de retards dans le développement cognitif dans la petite enfance ou de problèmes de comportement à l'école et de mauvais résultats scolaires
, peut-on lire dans le rapport.
C'est sans parler, ajoute l'organisme Daily Bread, du risque accru d'asthme, de diabète et d'anxiété, notamment.
Méthodologie
Le rapport est le fruit d'une consultation en ligne menée du 24 mars au 30 avril 2026 auprès de clients de 96 organismes. Parmi les 5768 répondants, 4240 questionnaires ont été retenus aux fins d'analyse. La consultation ne comporte pas de marge d'erreur, n'étant pas un sondage avec un échantillon aléatoire.
Logement et aliments trop chers
L'explosion
du recours aux banques alimentaires depuis 2020 est révélatrice de la situation sociale et économique générale à Toronto
, affirme Daily Bread.
- Plus de 60 % des répondants à la consultation disent avoir une formation postsecondaire;
- Les clients réguliers représentent désormais 84 % de l'ensemble des visites dans les banques alimentaires, contre 47 % il y a seulement deux ans.
Face au coût exorbitant du logement, aux répercussions de la pandémie, à la guerre commerciale avec les États-Unis et à la menace d'une récession, les Torontois peinent à joindre les deux bouts.
Le loyer moyen a augmenté de 28 % depuis 2019, et le prix des aliments nutritifs a bondi de 35 % par rapport à avant la pandémie de COVID-19
, peut-on lire dans le rapport.
Sans mesures immédiates visant à rendre le logement plus abordable, l'emploi plus stable et les aides au revenu plus adéquates, nous ne pouvons pas espérer que le recours aux banques alimentaires diminue de manière significative par rapport à ce nouveau seuil de quatre millions de visites
, affirme Daily Bread.
Nous devrions nous inquiéter sérieusement des conséquences que cela pourrait avoir sur l'avenir de notre ville, ajoute l'organisme
, qui réclame entre autres un nouveau crédit d'impôt fédéral pour les locataires et une bonification des prestations provinciales d'aide sociale.
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