The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, October 21, 2026

Il a fait 4 victimes | Un proxénète récidiviste sera condamné à plus de cinq ans de prison

Translate

Béatrice* n’était pas une personne pour son bourreau. Elle n’était qu’une « poupée de chiffon », une machine à faire de l’argent. Pendant des mois, Sergei Klenovsky l’a exploitée sexuellement. Ce proxénète multirécidiviste devrait écoper de plus de cinq ans de prison pour ses crimes.

Publié à

Dépeint comme un homme dangereux et quasi sadique par les experts, Sergei Klenovsky a une longue feuille de route criminelle. Il a récemment purgé sept ans de détention pour traite de personnes. Il avait fait vivre l’enfer à deux jeunes femmes en les exploitant à partir de la prison. Désigné délinquant à contrôler, il sera soumis à une surveillance accrue pendant 10 ans à sa sortie de prison.

Sergei Klenovsky a fait deux autres victimes en 2018 et en 2019. Il a plaidé coupable à plusieurs accusations de proxénétisme en mai dernier.

Sa première victime, Béatrice*, était une femme vulnérable de 19 ans. Elle a accepté de se prostituer pour nourrir ses frères et sœurs, puisque leur mère avait des problèmes de jeu compulsif.

Mais Sergei Klenovsky n’a jamais partagé les gains avec elle et s’en est mis plein les poches. Béatrice pouvait engranger des milliers de dollars par jour en multipliant les « clients ».

C’est Klenovsky qui gérait tout de A à Z : les annonces, l’horaire de travail et les tarifs. Comme ses tarifs étaient bas, Béatrice devait supporter de « mauvais » clients, soit des personnes avec des ITS (infections transmissibles sexuellement) et des personnes très âgées. Elle a d’ailleurs contracté une infection.

Béatrice était isolée, sans amis. Parfois, elle pleurait tellement elle devait faire des « clients ». Mais elle avait peur de Klenovsky, alors elle continuait.

Amélia* a rencontré Sergei Klenovsky sur Instagram en 2019. Le proxénète lui a proposé de le rejoindre à Vancouver pour offrir des services sexuels. Elle a accepté de « travailler » pour lui. C’est Klenovsky qui gérait « tout ». Il a conservé les gains de sa victime.

À Vancouver, Amélia a constaté que Béatrice semblait « déconnectée de la réalité ».

Cette expérience a marqué Amélia au fer rouge. Dans une lettre déposée à la cour, son copain décrit les « graves » conséquences sur son amoureuse : hypervigilance, confiance brisée, idées noires, etc.

La Couronne et la défense ont présenté une suggestion commune de cinq ans et huit mois d’emprisonnement. Ils ont fait valoir le nombre de victimes, la durée infractionnelle, le profil du délinquant, ainsi que sa peine déjà purgée dans un autre dossier.

En tenant compte du temps passé en détention préventive, il lui resterait environ trois ans et un mois de pénitencier à purger. Le juge André Perreault a déjà annoncé qu’il entend entériner la recommandation commune. Il rendra sa décision le mois prochain.

Me Antonio Parapuf et Me Chantail Michaud représentent le ministère public, alors que Me Ramy El-Turaby défend le délinquant.

View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.