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Thursday, September 24, 2026

Un candidat péquiste dit avoir menti sur le discours en immigration de son parti

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Un candidat du Parti québécois (PQ) affirme avoir menti lorsqu’il a dit que « 30 ou 40 personnes » faisaient présentement pression sur l’exécutif national du parti pour qu’il adoucisse son discours en matière d’immigration.

« J’ai sous-estimé l’ampleur médiatique que mes propos tenus lors d’un débat prendraient et je veux rapidement rectifier les faits », a indiqué l’aspirant-député péquiste de Sherbrooke, Gabriel Pallotta, dans une courte déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, mercredi.

Comme le rapportait d’abord La Presse, M. Pallotta a affirmé lundi lors d’un débat local que sa formation politique aurait avantage à « assainir » son message en matière d’immigration.

Il a d’ailleurs évoqué des pressions effectuées par « 30 ou 40 collègues » auprès de l’exécutif national afin que le parti revoie sa façon d’aborder la question migratoire.

« Sachez qu’il y a beaucoup de candidats au Parti québécois qui travaillent fort en arrière-plan pour faire comprendre au national qu’on n’est pas à Québec ici et que nos enjeux ne sont pas les mêmes », a-t-il lancé, en référence à la lutte acharnée que lui livre le Parti conservateur dans la région de la Capitale-Nationale.

Dans ce même débat, le candidat a soutenu avoir observé « un problème de cadrage au Parti québécois » « Quand même, on s’assure, dans chaque communiqué, […] qu’on le rementionne que quand on parle d’immigration, on ne blâme pas les immigrants. »

« Histoire inventée »

M. Pallotta a amendé sa version, mercredi. Dans une publication Facebook, il a affirmé avoir « paniqué et […] lancé certaines affirmations qui ne sont tout simplement pas véridiques » en raison de « la pression et [de] l’hostilité potentielle dans un débat ».

« Notamment, je n’ai jamais eu de discussions avec un groupe de candidats au sujet de l’immigration et je ne connais pas “30 ou 40 personnes” qui mettent présentement de la pression sur le national. Cela est tout simplement faux », a-t-il écrit.

« Je m’excuse d’avoir inventé cette histoire », a-t-il ajouté. « Ce n’était pas de la mauvaise foi mais, simplement par manque d’expérience, je me suis mis les pieds dans les plats en raison d’une panique que je m’explique mal mais que je regrette. »

Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a été critiqué plusieurs fois depuis le début de la campagne électorale en raison du lien qu’il a dressé entre l’immigration et le débordement des écoles. Au début du mois, la co-porte-parole solidaire Ruba Ghazal lui avait reproché de semer un « discours de division » en la matière.

« PSPP » affirme pour sa part qu’il ne s’en est jamais pris aux immigrants, mais reproche aux gouvernements de la Coalition avenir Québec d’avoir « brisé » le système d’immigration québécois.

Le PQ propose les seuils d’immigration permanente les plus bas parmi les cinq formations politiques principales participant à ces élections (35 000 nouveaux arrivants par année).

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