PunchAbia APC candidate denies alliance rumoursThe Jerusalem PostAfter Morocco, Tokyo ticket troubles, Arkia launches discounted eSIM deal for passengersCNN TürkSON DAKİKA | Van'da feci kaza! TIR ile minibüs çarpıştı: 9 ölü, 5 yaralıInquirerTwo arrested in Dipolog buy-bust, shabu worth P340,000 seizedZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioSoompiWatch: A2O LITE Takes 10th Win For “NEON” On “Music Core”; Performances By BLACKPINK’s Jisoo, RESCENE, TREASURE, And MoreDaily MailRussell Brand is left 'cowering in fear' in his cell as hundreds of prisoners chant: 'There's a Brand new n***e on the wing!'The Indian ExpressGokul chairman poll: CM says quorum is a must, Satej Patil says not requiredEl ComercioResultados Loto Plus Sorteo 3933: controlar los números del sábado 7 de noviembreGMA NewsTrump asks UFC chief Dana White to be White House press secretaryColliderAnya Taylor-Joy’s 148-Minute Sci-Fi Blockbuster Officially Wins Over Fans on StreamingMalay MailPolice round up nine suspects after 19-year-old killed in Sibu
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, November 8, 2026

En Afrique du Sud, les hommes sont invités à s'emparer de la question des violences faites aux femmes

Translate

L'Afrique du Sud est l'un des pays avec le plus haut taux de féminicides au monde. Récemment, une série de meurtres a fait craindre la présence d'un tueur en série qui visait les femmes. Mais l'enquête patine, et presque aucun de ces meurtres qui a frappé la région de Johannesburg n’'a encore été élucidé. Ce fléau des violences basées sur le genre a été hissé au rang de « catastrophe nationale » l'année dernière par le président Cyril Ramaphosa, qui a récemment appelé les hommes à s'emparer du sujet. Immersion dans un groupe de parole. 

De notre correspondant à Johannesburg,

Tous les mercredis à la même heure, un groupe d'hommes s'assoit en rond, sur des cagettes en plastique, devant un petit bar de quartier de la capitale de l'Afrique du Sud. « C'est important de parler, parce que nous avons grandi avec cette idée reçue selon laquelle les hommes ne parlent pas, les hommes ne pleurent pas », explique l'un d'eux.

Sibusiso Shongwe a grandi ici. Il fait partie des fondateurs de ce groupe de parole. « Nous sommes convaincus que cela peut contribuer à lutter contre les violences basées sur le genre et les féminicides. Parce que si je ne suis pas le seul à prendre la parole, si nous sommes toute une bande de frères à nous exprimer contre ces violences et à agir contre elles, alors quelque chose peut changer », poursuit-il.

Comme un effet domino, où une action dans le bon sens en entraînera une autre. C'est justement ce que vient chercher Ayanda Ngubane en venant ici. Ce jeune homme de 18 ans, cheveux courts et pull rouge sur le dos, veut s'inspirer de modèles positifs. « Les jeunes garçons comme moi prennent exemple sur les hommes plus âgés. Je pense donc que si mes parents avaient été violents, j'aurais très bien pu reproduire ces comportements à mon tour », confie-t-il.

« Nous devons déconstruire ces mentalités »

En septembre, le président Cyril Ramaphosa a demandé aux hommes de se dresser contre la violence faite aux femmes, alors que Johannesburg a connu une tragique série de féminicides. C'est le combat que mène Father a Nation (FAN). Zizipho Mtwesi est le coordinateur national de l'association. « Nous créons ces espaces pour permettre aux hommes de déconstruire certaines des choses qu'ils ont apprises par le passé. Parce que nous avons grandi dans une société très culturelle où, dans certaines cultures, il était autrefois considéré comme acceptable qu'un homme punisse une femme. Aujourd'hui, nous devons déconstruire ces mentalités. Et c'est dans des espaces comme celui-ci que nous commençons à aborder ces questions », explique-t-il.

Et si certains propos restent encore maladroits, les concepts infusent petit à petit, de semaine en semaine. Illustration avec deux participants assidus, Lesiba et Lehlogonolo. « J'ai pris conscience que nous sommes responsables de cette situation », reconnaît Lesiba. « ​​​​​​​En tant qu'hommes, nous devons apprendre à être plus vulnérables, parce que nous avons tendance à considérer la vulnérabilité comme une faiblesse. Nous n'avons pas été sensibilisés à cette question. Alors, apprendre à nous ouvrir et à parler de nos émotions nous permettra de devenir de meilleurs hommes et d'avancer », estime Lehlogonolo.

L'association Father a Nation a aussi mis en place le hashtag « Pas d'excuse », pour rappeler aux hommes que rien ne justifiera jamais la violence. Ni la colère, ni l'alcool, ni la drogue.

À lire aussiÉlections locales en Afrique du Sud: l'ANC signe le pire résultat électoral de son histoire

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.