PunchUNIUYO to monetise sports with new policy — VCESPN DeportesMax, el más rápido en tercera práctica en Bakú; Checo luce fuerteThe Jerusalem PostGov't warns against bringing Four Species into Israel without authorization ahead of SukkotInquirer2028 polls survey: Sara-Robin 12 points ahead of Leni-Bam tandem — OCTADaily MaverickEDUCATION: R6,600 a month to catch up: Inside SA’s costly private tutoring marketCNN TürkSermaye piyasası soruşturmasında yeni gelişme: 19 tutuklamaUOLRússia tenta criar alternativa à Starlink após perder acesso à rede de Elon MuskVarietyBlock the Merger Coalition Asks Court to Reject Paramount’s Settlement With States Over Warner Bros. DealWirtualna PolskaOdjechał samochodem osobowym. Zaginął 12-latek, policja z apelemThe IndependentDyfed-Powys Police hit by cyber attack as information at riskDaily MailBreakthrough brain cancer test cuts diagnosis from weeks to hours: 'Huge leap forward for patients'RapplerCarlos Yulo falls short of parallel bars medal, concludes stellar Asian Games
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, September 25, 2026

Cybersécurité : que proposent les partis?

Translate

Malgré l’importance des enjeux de sécurité numérique au Québec, tant pour les citoyens que pour l’administration publique et les entreprises, la cybersécurité peine à se tailler une place de choix dans les plateformes des partis politiques.

Nous avons interrogé trois experts québécois pour connaître leur avis sur les enjeux de cybersécurité qui leur semblaient les plus importants au Québec. Nous avons ensuite demandé des entrevues aux cinq partis politiques afin d’en savoir plus sur leurs engagements.

La Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS) sont les seuls partis à avoir répondu à notre demande d’entrevue. Pour la CAQ, nous avons échangé par courriel avec Josiane Bélanger-Riendeau, sa directrice des communications et relations médias pour la région des Laurentides et la circonscription de L'Assomption. Pour QS, nous avons discuté au téléphone avec son candidat dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, Bryan Gingras.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a indiqué par courriel que ses engagements seraient dévoilés sous peu, tandis que le Parti québécois (PQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ) n’ont pas donné suite à nos demandes d'entrevue. Pour connaître les engagements de ces trois partis, nous avons consulté leur plateforme, ainsi que des communications directement liées aux enjeux qui nous intéressent.

La souveraineté numérique pour s’émanciper des géants américains

Le drapeau des États-Unis se tient aux côtés de celui du Canada.

Les tensions entre les États-Unis et le Canada suscitent des craintes quant à la dépendance technologique envers nos voisins du Sud.

Photo : Radio-Canada

Sur toutes les lèvres depuis l’arrivée au pouvoir de l’administration Trump 2.0, la souveraineté numérique ressort comme une priorité pour la cybersécurité québécoise.

Les relations commerciales sont tellement difficiles avec les Américains que le contrôle de nos ressources informationnelles par Amazon, Google, Microsoft et compagnie, c'est extrêmement critique, prévient Marc Frappier, directeur scientifique du Pôle d’expertises en cybersécurité de l’Université de Sherbrooke.

Surtout que les compagnies américaines sont soumises au CLOUD Act, une loi pouvant les obliger à communiquer les données de leurs clients aux autorités américaines, même si leurs serveurs sont localisés à l’étranger.

Marc Frappier estime toutefois que le rapatriement de ces ressources au sein du Québec représentera un défi important, notamment en ce qui concerne l’acquisition de l’expertise nécessaire pour gérer les actifs informatiques.

Les propositions des partis pour la souveraineté numérique :

CAQ

Le parti propose d’héberger sous autorité québécoise, autant que possible, les données sensibles de l’État, notamment grâce au Nuage gouvernemental du Québec. Il veut également réduire notre dépendance envers les fournisseurs étrangers, privilégier les technologies ouvertes et soutenir l’expertise et les entreprises technologiques d’ici.

Le parti de Christine Fréchette dit vouloir exercer un contrôle accru des données, comme les accès administratifs, ainsi que les conditions de changement de fournisseur. Des exigences renforcées seraient imposées, notamment en matière de continuité des services et de maîtrise des dépendances pour les contrats technologiques sensibles, avec une attention particulière accordée aux données de santé, aux renseignements personnels, aux systèmes essentiels et aux infrastructures critiques.

Enfin, la CAQ entend continuer de permettre l’accès aux meilleures technologies internationales lorsque les risques sont acceptables et les contrôles suffisants, tout en veillant à ce que les achats publics développent la propriété intellectuelle et les emplois qualifiés au Québec.

QS

QS se dit « aligné avec le gouvernement de la CAQ » sur l’enjeu de la souveraineté numérique. 

Le parti indique ne pas s’opposer à la construction de centres de données au Québec, mais seulement si ceux-ci contribuent à [notre] souveraineté numérique.

PLQ

Dans sa plateforme, le PLQ indique vouloir bâtir une solide expertise numérique à l’interne et réduire la dépendance de l’État envers les firmes externes. Le parti compte également désigner clairement les responsables de la transformation numérique de l’État et les rendre imputables de leurs décisions.

Le PLQ dit aussi vouloir adopter une approche stratégique en matière d’infonuagique afin que l’État demeure maître de ses données et de son architecture numérique. L’objectif sera que l’État détienne, autant que possible, la propriété intellectuelle de tout développement numérique financé par les fonds publics.

Le parti de Charles Milliard dit également vouloir structurer les contrats de manière à permettre à l’État de changer de fournisseur sans se retrouver captif d’une entreprise.

PQ

Dans une communication (nouvelle fenêtre) du 28 novembre 2025, le porte-parole du PQ en matière de Cybersécurité et de Numérique, Pascal Paradis, indique que le PQ veut miser sur les entreprises québécoises dans les projets de transformation numérique de l’État pour protéger la sécurité des données sensibles des Québécois.

Il indique également que le PQ souhaite constituer une expertise informatique de pointe au sein de l’État en collaboration avec les institutions de formation reconnues et les parties prenantes du secteur québécois de la cybersécurité et du numérique.

PCQ

Dans sa charte du numérique, le PCQ dit vouloir tendre vers la souveraineté numérique et soutient que le Québec doit conserver la maîtrise de ses données, ses systèmes critiques et son expertise. Il fait également valoir qu’il faut réduire les dépendances excessives en favorisant les entreprises québécoises, les standards ouverts et l’open source.

Protéger les données des Québécois à l’ère de l’IA

Des mains sur un clavier d'ordinateur.

L'utilisation de modèles d'IA générative dans la fonction publique vient avec son lot de risques quant à la sécurité des données des Québécois.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Alors que l’IA se taille une place de plus en plus importante dans la fonction publique, Sébastien Gambs, professeur d’informatique à l’UQAM, souligne le danger du Shadow AI, soit l’utilisation non autorisée des outils d’IA générative personnels dans le cadre du travail.

Le risque, c'est que chaque ministère se mette à implémenter des principes [de sécurité] d'une manière différente. Je pense qu'il est très important de pouvoir former tous les fonctionnaires sur ce type d'enjeu là, soutient Sébastien Gambs.

Les propositions des partis :

CAQ

La porte-parole de la CAQ rappelle que le parti a déjà établi un cadre pour une utilisation responsable de l’IA dans les organismes publics et compte maintenir des exigences strictes, notamment en matière de cybersécurité et de protection des renseignements personnels.

Les solutions retenues, pour les données sensibles et les systèmes critiques, devront respecter des exigences de souveraineté numérique, de réversibilité, d’auditabilité et de transfert de compétences.

La CAQ conclut sur ce point en indiquant que le virage IA au sein de la fonction publique nécessitera de la formation, de la requalification et de l’accompagnement auprès des fonctionnaires.

QS

QS se positionne contre l'utilisation de toute forme d'IA générative dans le dossier de santé numérique, compte tenu de la sensibilité des données de santé des Québécois.

PLQ

Le PLQ compte confier au ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN) la responsabilité de l’IA et de son encadrement au sein de l’appareil public.

PQ

Dans un communiqué (nouvelle fenêtre) du 24 septembre, le parti annonce vouloir créer un comité d’experts et d’encadrement sur l’IA, qui aura la responsabilité de mesurer les conséquences de cette technologie dans des secteurs prioritaires, notamment au sein de l’appareil gouvernemental.

PCQ

Le PCQ indique que tout déploiement d’IA devra respecter une gouvernance éthique stricte, la protection rigoureuse des données et une supervision humaine obligatoire sur les décisions à fort impact.

Le point de la charte du numérique lié à la cybersécurité mentionne que la sécurité des données et des systèmes doit être intégrée dès leur conception et pendant toute leur durée de vie. Il est également indiqué que les protections « doivent être adaptées à la sensibilité des données » ainsi qu’à l’importance des services.

L’enjeu pressant de la cybercriminalité

Une femme regarde l'écran de son téléphone cellulaire.

Les Québécois sont de plus en plus visés par la cybercriminalité.

Photo : Getty Images / FluxFactory

Le cybercrime représente 50 % des crimes visant les Québécois, rappelle Benoît Dupont, professeur titulaire à l'École de criminologie de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en cyberrésilience. Malgré tout, celui-ci n’a pas été clairement identifié comme une priorité par les services de police et le système de justice.

L’expert croit que le palier provincial devrait s’investir plus fortement dans l’enjeu du cybercrime. Notamment, en développant une offre de services pour accompagner les victimes de crimes en ligne, soit à travers des services existants ou encore à travers la création de nouvelles offres locales.

On est un peu dans une situation où on n'a pas développé l'offre de services auxquels, je crois, tout citoyen devrait avoir le droit, déplore-t-il.

Les propositions des partis :

CAQ

La CAQ veut investir 14 M$ sur quatre ans pour créer deux pôles d’expertise technologique, à Montréal et à Québec, ainsi qu’une équipe policière spécialisée. Le parti de Christine Fréchette soutient que ces pôles permettront, entre autres, de mieux détecter les crimes en ligne et de renforcer les enquêtes.

QS

Peu après notre entrevue avec Bryan Gingras, QS a annoncé vouloir mettre en place un service d’intervention de première ligne, inspiré du projet néo-zélandais Netsafe, une organisation d’aide aux victimes de cyberintimidation, pour prévenir et lutter contre la cyberviolence envers les femmes. Celui-ci inclurait également un service de signalement contre le harcèlement en ligne.

PLQ/PQ/PCQ

Les plateformes du PLQ, du PQ et du PCQ ne présentent pas d’engagements en lien avec la lutte contre le cybercrime.

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.