Rentrée scolaire | Plus d’argent pour la qualification d’enseignants

Le gouvernement bonifie l’enveloppe d’aide financière pour les enseignants non légalement qualifiés actuellement en emploi : ceux-ci pourront dorénavant toucher une bourse de remboursement complet de leurs droits de scolarité.
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La sous-ministre du ministère de l’Éducation, Carole Arav, a annoncé une majoration de l’enveloppe gouvernementale dans une lettre datée du 24 août envoyée aux gestionnaires des réseaux de l’enseignement primaire et secondaire et au milieu universitaire.
Le gouvernement la bonifie de près de 200 % en injectant plus de 5,7 millions par année à une enveloppe déjà prévue de 3 millions par année. Concrètement, les universités facturent directement les étudiants, et la facture est ensuite payée par l’employeur, c’est-à-dire les centres de services scolaires.
Le remboursement des frais d’inscription est conditionnel à la réussite des cours, précise Mme Arav dans sa missive. La mesure budgétaire revue et bonifiée tient par ailleurs compte de l’ajout de parcours qualifiants dans les universités. Et à ce chapitre, l’offre abonde : il y a désormais 46 avenues universitaires parmi lesquelles choisir.
Les balises ont été établies « dans un souci d’offrir une meilleure équité, d’assurer une meilleure gestion des fonds publics, et de répondre à plusieurs préoccupations manifestées par les partenaires, et ce, tout en conciliant les sommes disponibles pour l’année scolaire 2026-2027 », écrit la sous-ministre.
Autrement dit, on veut s’attaquer au phénomène des enseignants non légalement qualifié (NLQ) avec des incitatifs.
« Plus d’enseignants qualifiés, c’est toujours une bonne nouvelle pour les élèves et le réseau scolaire. On veut continuer à abaisser le nombre d’enseignants non légalement qualifiés », a-t-on commenté au cabinet de la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel.
« Déjà, on a doublé le nombre de formations donnant accès au brevet et à la bourse, ce qui facilite la qualification de plus de 5000 enseignants. Les universités ont aussi répondu présentes en développant des maîtrises qualifiantes et des DESS de qualité. On s’en va dans la bonne direction », a-t-on ajouté.
Les derniers chiffres sur le nombre d’enseignants non qualifiés remontent à avril dernier. Le réseau en comptait alors 10 100 (répartis dans 67 centres de services scolaires qui ont participé à la collecte), sur un total de 94 017 (au sein des 71 centres de services scolaires ayant participé à la collecte), selon le tableau de bord du ministère de l’Éducation.
On s’attend à ce que la pénurie d’enseignants mette encore quelques années à se résorber. Au sein des équipes-écoles, la cohabitation entre les « NLQ » et les titulaires d’une formation universitaire traditionnelle en enseignement n’est pas toujours harmonieuse.
L’insertion professionnelle de ces enseignants en devenir représente un défi, a concédé en entrevue le président-directeur général de la Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ), Dominique Robert. Il a toutefois lancé, du même souffle, un appel à la tolérance.
PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
Le président-directeur général de la Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ), Dominique Robert
« Ce sont des personnes qui ont parfois des baccalauréats, des maîtrises, des doctorats. C’est le volet pédagogique qu’ils n’ont pas, et il y a des moyens [mis en œuvre] pour qu’ils puissent l’obtenir », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé mardi.
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En date du 17 août, il restait 2075 postes à pourvoir sur un total de 88 546 dans les écoles québécoises.
La rentrée aura lieu ce jeudi dans les écoles primaires et secondaires publiques de Montréal. Les enfants des couronnes nord et sud de la métropole ont quelques jours de plus pour profiter de l’été, puisque le retour en classes est prévu la semaine prochaine.
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