Des munitions volées à l’armée retrouvées lors d’une enquête sur un enlèvement

Trois militaires ont été arrêtés pour leur rôle présumé dans un enlèvement avec demande de rançon, a indiqué la police de Toronto mercredi. L'enquête a également mené à la saisie de centaines de munitions qui auraient été volées aux Forces armées canadiennes.
Que l'on soit militaire, policier ou fonctionnaire, personne n'est au-dessus des lois
, a affirmé le chef de la police, Myron Demkiw, qui gère actuellement les retombées d'une enquête pour corruption ayant touché son service de police.
Les trois militaires arrêtés figurent parmi les sept personnes inculpées dans le cadre de ce que la police qualifie d'enquête en cours. La police allègue que 2500 cartouches – dont environ la moitié étaient des munitions à blanc – ainsi que cinq chargeurs à très grande capacité ont été volés à l'armée.

Selon le chef de la police Myron Demkiw, ce qui n'était au départ qu'une investigation pour enlèvement a pris une tout autre dimension. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn
Le ministère de la Défense nationale a confirmé plus tôt ce mois-ci que deux membres des Forces armées canadiennes avaient été arrêtés et inculpés pour enlèvement et vol d'armes à feu.
Les deux accusés, Talarambage Sachintha Fernando et James Moreau, étaient bombardiers au sein du 7e Régiment de Toronto. Ils ont été relevés de leurs fonctions, et leurs accès, restreints depuis leur arrestation le 11 août, a précisé le ministère.
La police indique désormais qu'un troisième militaire, Jack Miley, âgé de 24 ans, a été arrêté le 24 septembre. La police n'a pas communiqué son grade, et le ministère de la Défense nationale n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire mercredi.
Selon la police, l'enquête a débuté le 25 juillet, lorsque des agents sont intervenus à la suite du signalement d'un enlèvement près de l'intersection des avenues Finch Est et Bayview.

Selon les autorités, la victime aurait été ciblée pour ses cryptomonnaies, enlevée sous la menace d'une arme, menottée et violentée afin d'extorquer ses fonds numériques. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sarah Rieger
Les autorités allèguent que la victime, ciblée pour ses cryptomonnaies, a été enlevée sous la menace d'une arme, menottée et agressée avant que les suspects ne tentent d'accéder à ses fonds numériques.
La police précise que la victime a finalement été relâchée après avoir reçu des menaces lui interdisant de contacter les autorités. En moins de 24 heures, un véhicule suspect a été identifié et deux suspects ont été arrêtés.
L'exécution de plusieurs mandats de perquisition dans la région du Grand Toronto a permis de saisir deux armes de poing imprimées en 3D, un fusil de chasse, deux silencieux et des drogues illicites, indique la police.
À l'exception d'une seule personne, les sept accusés font face à une accusation d'enlèvement contre rançon.
Sur les 82 chefs d'accusation retenus dans le cadre de l'enquête, Sachintha Fernando est celui qui en compte le plus grand nombre, avec 20 infractions liées principalement aux armes à feu. James Moreau est le seul des trois militaires arrêtés à faire face à une accusation liée à la drogue, soit deux chefs de possession en vue du trafic.
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