ESPNOur guide to every NFL Week 7 game: Matchup previews, predictions, picks and nuggetsPunchTinubu needs support, not criticism, to fix economy — Ex-lawmakerThe Jerusalem Post'Of no help whatsoever': Economists, entrepreneurs call out Netanyahu for 'bizarre' crypto planBollywood HungamaTiger Shroff sells Mumbai’s Khar apartment for Rs 9 croresInquirerSorsogon market fire: Coastal road to host displaced vendorsDaily MaverickDefying the cynics — how purpose, reality and action unlock human potentialEl ComercioONPE al 98.645 % EN VIVO: así avanzan los resultados de las elecciones municipales y regionalesIl Fatto QuotidianoCongresso Lega, striscioni e cori pro Salvini. Ma non mancano i fischi e c’è chi grida: “Stipendiati”ZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioEgypt IndependentAgreement ends St. Catherine’s Monastery dispute between Egypt and GreeceVanguardHow to apply: EFCC opens portal for 2026 job recruitmentBBC NewsBurnham open to 'honest discussion' on EU free movement
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, October 25, 2026

Affaire Blake Lively : mise en cause dans un documentaire diffusé mardi sur Tipik, la journaliste Kjersti Flaa réagit !

Translate

C’est l’une des affaires les plus retentissantes de ces dernières années à Hollywood. En décembre 2024, l’actrice Blake Lively, révélée par la série « Gossip Girl » et épouse de Ryan Reynolds depuis 2012, accusait Justin Baldoni, son partenaire à l’écran et réalisateur du film « Jamais plus » (« It Ends With Us »), de harcèlement sexuel et de comportements inappropriés sur le tournage. Elle lui reprochait également d’avoir orchestré, avec l’aide de spécialistes en communication de crise, une campagne sur les réseaux sociaux destinée à discréditer sa parole et à détourner l’attention de sa plainte.

Baldoni a toujours contesté ces accusations. Leur affrontement judiciaire, abondamment commenté dans les médias, s’est finalement achevé en mai 2026 par un accord confidentiel, sans procès.

> EXCLU CINÉ-TÉLÉ-REVUE : embarquez avec nous à Disneyland Paris à prix mini !

Ce mardi 20 octobre, Tipik diffusait « La Fabrique du mensonge : Hollywood et les femmes, l’empire du silence », un documentaire signé Lisa Monin, qui revient longuement sur les mécanismes de cette campagne de dénigrement présumée, au moment de la sortie de « Jamais plus », le 9 août 2024 aux États-Unis. Une place importante y est notamment accordée à Kjersti Flaa, une journaliste norvégienne installée à Los Angeles, devenue célèbre pour avoir été malmenée par Blake Lively lors d’une interview réalisée en 2016, dans le cadre de la promotion du film « Café Society » de Woody Allen.

Avant de commencer l’entretien, Kjersti Flaa félicite Blake Lively, alors enceinte, pour son « petit ventre ». Celle-ci lui retourne immédiatement la remarque sur un ton cassant, alors que son interlocutrice n’est pas enceinte. La suite de l’interview, à laquelle participe également Parker Posey, est marquée par l’attitude froide et distante de Lively, qui feint d’ignorer plusieurs questions de la journaliste. Le 10 août 2024, soit au lendemain de la sortie américaine de « Jamais plus », Kjersti Flaa publie sur sa chaîne YouTube cette séquence, qu’elle intitule « L’interview de Blake Lively qui m’a donné envie de quitter mon métier ». D’abord relativement peu remarquée, la vidéo devient virale, notamment après sa diffusion sur Reddit, le 13 août. Selon le documentaire, elle serait passée de 4 000 à 600 000 vues en moins de 24 heures, avant de dépasser le million de vues dès le lendemain.

Cette vidéo a contribué à alimenter une vague de critiques contre Blake Lively, déjà au centre de nombreuses controverses entourant la promotion de « Jamais plus ». Le documentaire s’interroge sur les circonstances de cette soudaine viralité et établit un rapprochement avec la stratégie numérique déployée à l’époque par l’équipe de Justin Baldoni, notamment par Melissa Nathan, spécialiste de la communication de crise, et Jed Wallace, chargé des opérations sur les réseaux sociaux.

Des documents présentés dans le film font état d’une stratégie destinée à orienter les conversations sur Reddit, Instagram, TikTok, YouTube et d’autres plateformes afin d’amplifier les contenus défavorables à l’actrice. Dans ce contexte, l’équipe de Baldoni aurait contribué à donner une énorme visibilité à l’interview de Kjersti Flaa, sans que le documentaire apporte toutefois la preuve d’une quelconque implication de la journaliste dans cette stratégie.

Plus de 200 000 dollars de revenus évoqués

Le documentaire s’attarde également sur l’évolution de la chaîne YouTube de Kjersti Flaa, « Flaawsome Talk ». Selon les chiffres présentés, elle aurait publié près de 400 vidéos mentionnant Blake Lively en deux ans, représentant plus de 120 heures de contenu. D’après des estimations de ViewStats citées dans le film, ces vidéos lui auraient rapporté plus de 200 000 dollars de revenus publicitaires sur YouTube, sans compter les partenariats commerciaux ni les ventes de produits dérivés, notamment des tee-shirts reprenant la fameuse remarque sur le « petit ventre », proposés à 24 euros.

La journaliste Kat Tenbarge intervient dans le documentaire pour affirmer que Kjersti Flaa est passée du statut de journaliste spécialisée dans les interviews promotionnelles de célébrités à celui de « machine à déverser de la haine » contre Blake Lively, gagnant ainsi une popularité bien supérieure à celle dont elle bénéficiait auparavant. Des accusations auxquelles la principale intéressée a décidé de répondre dans un long texte qu’elle nous a directement transmis.

« Il y a juste un problème : ce n’est pas vrai »

Sous le titre « Quand l’histoire compte davantage que la vérité », Kjersti Flaa commence par rappeler que le conflit entre Blake Lively et Justin Baldoni est devenu l’une des affaires hollywoodiennes les plus médiatisées depuis celle qui avait opposé Johnny Depp à Amber Heard. Elle explique ensuite avoir été contactée par la réalisatrice Lisa Monin pour participer au documentaire, mais avoir poliment décliné l’invitation. « J’avais déjà participé à quatre documentaires sur le sujet et j’estimais ne pas avoir grand-chose à ajouter. Maintenant que j’ai vu la manière dont je suis présentée, je pense que les téléspectateurs belges méritent d’entendre ma réponse. »

Elle conteste d’abord fermement une affirmation figurant, selon elle, dans un article promotionnel consacré au documentaire : « C’est Melissa Nathan qui a encouragé la journaliste Kjersti Flaa à ressortir cette interview de 2016. » Elle réagit : « C’est une histoire bien commode : une journaliste encouragée par des spécialistes de la communication de crise à publier une interview embarrassante de Lively, puis récompensée par de l’attention et de l’argent pour avoir poursuivi l’attaque (…) Il y a juste un problème : ce n’est pas vrai. » Elle poursuit : « J’ai publié de ma propre initiative mon interview de 2016 avec Lively en août 2024. Melissa Nathan ne m’a pas encouragée à le faire. Je n’ai eu aucun contact avec elle ni avec qui que ce soit d’autre dans l’équipe de Baldoni. Cette absence de contact est un fait qui n’est pas contesté dans les documents judiciaires signés par les propres avocats de Lively. »

« Comment peuvent-ils décrypter cette histoire sans examiner les preuves ? »

La journaliste reproche à la réalisatrice du documentaire de ne pas avoir suffisamment tenu compte des éléments figurant, selon elle, dans le dossier judiciaire. « Dans la proposition qu’elle m’a adressée, Monin disait vouloir ‘apporter une dimension de décryptage’. Pourtant, les auteurs du documentaire semblent être passés à côté de ce fait élémentaire figurant dans le dossier judiciaire. Comment peuvent-ils décrypter cette histoire pour les téléspectateurs sans commencer par examiner les preuves ? Que se passe-t-il lorsque des journalistes veulent tellement qu’une histoire soit vraie qu’ils décident de sacrifier la vérité pour pouvoir la raconter ? Les faits qui contredisent leur récit deviennent gênants. Les personnes qui le remettent en question deviennent des cibles. Au lieu de suivre les preuves, les journalistes commencent à sélectionner uniquement ce qui conforte l’histoire qu’ils veulent raconter. »

Kjersti Flaa dit avoir contacté la RTBF par e-mail pour contester l’affirmation selon laquelle Melissa Nathan l’aurait encouragée à publier son interview. « Après avoir envoyé ce courriel, la phrase contenant cette affirmation a disparu. Je n’ai reçu aucune réponse. Les lecteurs n’ont reçu aucune explication (…) ‘La Fabrique du mensonge’ prétend dénoncer une machine à dénigrer. Pourtant, sa promotion a faussement associé une autre journaliste à cette machine. Supprimer discrètement cette phrase n’explique pas pourquoi elle a été publiée, ni pourquoi le documentaire continue de soulever des soupçons que les éléments du dossier judiciaire contredisent. »

Elle s’en prend également au New York Times

Kjersti Flaa estime que le documentaire s’inscrit dans le prolongement d’un récit déjà véhiculé par certains grands médias américains, notamment le New York Times. « La couverture de l’affaire par le New York Times avait déjà contribué à intégrer mon interview, que j’avais publiée de manière indépendante, au récit de cette campagne de dénigrement. Mais répéter une insinuation ne la rend pas vraie. Publier quelque chose de préjudiciable à une célébrité ne prouve pas que vous travailliez avec les adversaires de cette célébrité (…) J’ai continué à couvrir cette affaire parce qu’une grande partie des médias traditionnels ne l’examinait pas assez attentivement. Je l’ai suivie quotidiennement, en consultant plus de 1 400 entrées du registre judiciaire et les éléments de preuve qui les accompagnaient, alors que trop de médias se contentaient de reprendre les titres des autres et de sélectionner les détails les plus sensationnels. »

« Gagner sa vie en faisant du journalisme ne rend pas ce travail malhonnête »

« Le documentaire met également en avant une estimation de mes revenus. Les journalistes perçoivent des salaires. Les réalisateurs de documentaires disposent de budgets de production. Gagner sa vie en faisant du journalisme ne rend pas ce travail malhonnête. Si mon travail contient des erreurs, identifiez-les. »

Pour Kjersti Flaa, les auteurs du documentaire ont préféré s’attarder sur sa personnalité et ses revenus plutôt que de démontrer d’éventuelles erreurs dans ses enquêtes. « Au lieu de cela, les téléspectateurs ont droit à des insultes, à des spéculations sur mes revenus et à une explication mensongère des raisons pour lesquelles j’ai publié mon interview. »

« Les téléspectateurs méritent la vérité, même si elle ruine l’histoire »

Dans les dernières lignes de sa réaction à Ciné-Télé-Revue, Kjersti Flaa insiste sur le droit du public à exercer son esprit critique, y compris à l’égard de son propre travail. « Mais ils sont également en droit d’attendre des informations exactes de la part de ceux qui les invitent à s’en méfier (…) Un documentaire qui prétend dénoncer la manipulation doit être prêt à remettre en question son propre récit (…) Les téléspectateurs méritent la vérité, même lorsque celle-ci ruine l’histoire qu’on voulait raconter. »

View the original on Sudinfo →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.