Mairie de Limoges incendiée: ce que l'on sait du profil du suspect interpellé

En France, après les affrontements et pillages intervenus samedi 17 octobre, la réponse policière et judiciaire s'accélère : 150 personnes ont été incarcérées, selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Un homme a été interpellé mardi 20 octobre. Connu de la police pour son appartenance à l'ultragauche, il est soupçonné d'avoir été l'un des instigateurs de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges.
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C'est l'une des images les plus impressionnantes du week-end dernier, marqué par les destructions et les affrontements en France. La mairie de Limoges, dans le centre du pays, en feu. La partie la plus ancienne du bâtiment, remontant au XIXe siècle, a été pratiquement entièrement détruite.
Dans le cadre de l'enquête sur cet incendie volontaire, le RAID, unité de la police spécialisée dans les crises, a procédé, mardi 20 octobre au petit matin, à l'interpellation d'un homme de 34 ans. Selon les informations de l'Agence France-Presse, il s'agit d'un intérimaire dans le bâtiment, originaire de la Creuse voisine et engagé dans la défense de l'environnement, déjà connu des autorités.
Fiché S
Un homme « fiché S » pour son appartenance présumée à l'ultragauche, selon une source policière. Il avait notamment participé à une manifestation contre un projet d'usine de pellets à Guéret, en 2024, et avait été poursuivi pour des violences sur un policier. Relaxé en première instance en 2025, il a ensuite été condamné en appel à un an de prison avec sursis, avant de former un pourvoi en cassation, selon le quotidien local Le Populaire du Centre.
« L'identification de ce suspect a été rendue possible grâce à un minutieux travail de recoupement des images et vidéos collectées par les services d'enquête. La garde à vue du mis en cause sera prolongée en fin de journée [mardi], celle-ci pouvant être portée à 96 heures », en matière de bande organisée, a indiqué la procureure Émilie Abrantes dans un communiqué, précisant que les auditions, investigations et constatations, notamment techniques, se poursuivent.
« Ultragauche »
Cet homme est d'« ultragauche », a affirmé le maire de la ville, qui a aussi estimé qu'il s'agissait « probablement du cerveau de l'opération ». « On ne détruit pas un bâtiment de deux siècles par les flammes avec une boîte d'allumettes et un briquet », a aussi déclaré Guillaume Guérin, disant s'attendre à de nouvelles arrestations dans ce dossier.
Une enquête a été ouverte pour destruction d'un bien par moyen dangereux en bande organisée et menaces de mort sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Pour l'heure, le Parquet national antiterroriste (Pnat) ne s'est pas saisi du dossier. Le parquet de Limoges a indiqué mardi soir qu'il « conserve sa compétence dans la gestion de ce dossier, tout en poursuivant des échanges étroits avec le parquet national antiterroriste ».
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