QS demande un sursis pour la famille menacée d’expulsion dans Limoilou
Le co-porte-parole de Québec solidaire (QS) Sol Zanetti presse le gouvernement fédéral d’accorder un sursis à la famille de Limoilou menacée d’expulsion vers le Congo-Brazzaville, où elle craint pour sa vie.
« Après avoir pris connaissance des détails du dossier, j’éprouve de vives inquiétudes pour la sécurité de cette mère et de son enfant de 7 ans dans leur pays d’origine si le renvoi prend effet comme prévu », peut-on lire dans la lettre envoyée à la ministre fédérale de l’immigration, Lena Metlege Diab, par Sol Zanetti.
La famille, dont l’identité n’est pas révélée par mesure de sécurité, est installée au Québec depuis trois ans. Le Devoir écrivait la semaine dernière sur la vague de soutien que la mère et le fils ont reçu de leur communauté après avoir appris qu’ils seraient contraints à retourner au Congo-Brazzaville à la fin septembre. La mère travaille à l’entretien dans un hôpital, alors que le fils est un élève « hyper talentueux » de l’école Saint-Fidèle.
« Je le répète, on parle ici de la sécurité, et même de la vie, d’une maman et de son enfant de 7 ans. Comme terre d’accueil, il est de notre devoir de prendre toutes les mesures en notre pouvoir pour s’assurer de leur sécurité. Par devoir d’humanité, mais également, dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, par respect pour la démocratie », continue le représentant de QS dans sa lettre.
« Un danger »
En 2023, la famille a fui vers le Canada après la disparition du père de la famille, qui travaillait dans le cabinet d’un ministre. Depuis, affirme la mère, le frère cadet de son mari aurait été assassiné. Sa sœur et le mari de sa sœur, eux, auraient été agressés sauvagement.
Si les faits sont avérés, affirme M. Zanetti, alors « retourner Mme dans son pays ne représente pas seulement un danger pour elle et son enfant de 7 ans, mais également pour le rôle du Canada dans la défense de la démocratie ».
« C’est pour ces raisons que je vous demande aujourd’hui de surseoir au renvoi prévu afin de permettre à leur nouvelle avocate de poursuivre le contrôle judiciaire et ainsi, nous assurer qu’elle ait un traitement juste qui tient compte des dangers auxquels elle est exposée et de son ancrage dans la communauté de notre ville », plaide-t-il.
L’avocate de la famille a récemment contesté en Cour fédérale le refus de leur demande d’asile et a déposé à l’Agence des services frontaliers du Canada une demande de sursis administratif du renvoi. La famille pourrait avoir à quitter le territoire avant la fin de ces procédures.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.