ESPNCommanders' Daniels again ruled out; Mariota to start vs. ColtsESPN DeportesWNBA Playoffs 2026: Wings, Valkyries deciden en el Juego 3 en "Ballhalla"RTP DesportoDaniel Banjaqui espera República Checa "difícil" e quer "ganhar" Europeu sub-21The Jerusalem PostCarney plans to visit Turkey this month, sources sayZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioPopular Science76,000 lighthouses shine in interactive atlasVarietyStarz Executive Vice President of Original Programming Karen Bailey to Exit (EXCLUSIVE)ESPN CricinfoSammy: 'Results have not gone our way, but we continue to improve'Collider10 Great Sci-Fi Video Games You Haven't PlayedMintHackers Breached Propulsion System of US-Bound Oil TankerTagesschauFeierlichkeiten zu Tag der Deutschen Einheit in Bremen begonnenBusiness AMHoe bruikbaar zijn de F-16-gevechtsvlietuigen van Oekraïne?
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 2, 2026

Manifestations des étudiants en Belgique : pourquoi les élèves manifestent-ils ?

Translate

Le soutien aux enseignants et enseignantes qui dénoncent la reforme de l’enseignement est l’une des raisons principales invoqués par les élèves qui se mobilisent : "Mes profs faisait grève […], j’ai voulu les soutenir parce qu’ils ne se font pas respecter", explique un élève de secondaire.

Depuis juin, de nombreux enseignants de la FWB s’opposent au décret-programme et dénoncent un manque d’écoute de la part du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Parmi les mesures contestées, il y a par exemple l’augmentation de 10% de la charge horaire des enseignants du secondaire supérieur sans compensation salariale, le rabotage des budgets distribution de fournitures scolaires et de repas gratuits dans les écoles, un régime de congés maladie moins généreux pour les profs statutaires, ou encore un resserrement de leur régime de fin de carrière.

Parmi les mesures décriées du décret, on retrouve aussi l’augmentation du minerval de 835 à 1194 euros pour 58% des étudiants. Une hausse des frais d’accès aux études qui inquiète et touche directement les jeunes. Pour eux, l’accès aux études devient de plus en plus compliqué, surtout pour les plus précaires.

Une augmentation du prix des abonnements de bus qui ne passe pas

Cette hausse de l’accès aux études se cumule avec une augmentation du coup de la vie, mais aussi la suppression prochaine de certains avantages. Ils dénoncent notamment la fin de l’abonnement TEC à 12€ pour les 18-24 ans. L’abonnement classique sera de 180€, tandis que l'abonnement express - celui qui donne accès à l'ensemble du réseau - passera à 384€ pour les moins de 26 ans. "La situation est très très grave, il faut se dire qu’il y a des parents qui ont plusieurs enfants qui vont cumuler abonnement train et TEC. […] C’est complètement fou et impayable", dénonce une étudiante.

Des conditions d’études dégradées

Au-delà de l’ambiance particulière dans les écoles dues à la réforme de l’enseignement, les élèves présents dans les rues témoignent de conditions d’études qui se dégradent dans le secondaire. Ils dénoncent notamment des classes surchargées et les absences de professeurs. Une réalité qui s’explique en partie par les conséquences des différentes réformes à l’échelle de l’ensemble du réseau communal du secondaire (baisse de budget, diminutions du nombre d’enseignants, pertes d’emplois, etc).

De son côté, la ministre de la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny (MR) affirme qu’aucune de ses mesures ne diminue l’encadrement des élèves. "Au contraire. Nous avons dégagé 25 millions d’euros supplémentaires pour accompagner les élèves qui en ont le plus besoin et mobilisé 1 milliard d’euros pour les bâtiments scolaires" se défend-elle.

Un mouvement spontané

Dans un communiqué, Valérie Glatigny a condamné les violences et dégradations dénoncées une instrumentalisation politique des élèves : "Chacun a évidemment le droit de contester une décision, de manifester et de faire entendre son désaccord. Mais rien ne peut justifier la violence [...] Ce qui m'inquiète particulièrement aujourd'hui, c'est de voir certains élèves instrumentalisés par des mouvements radicaux et des personnes extérieures aux établissements."

Pourtant, d’après les témoignages recueillit sur place et nos recherches, le mouvement semble spontané et décentralisé. Aucun parti politique ou syndicat n’a d’ailleurs revendiqué publiquement être à son origine. La mobilisation a été lancée et partagée par plusieurs élèves sur les réseaux sociaux. Et cela sans concertations ou harmonisation dans les visuels ou les messages.

"De ce qu’on sait, a priori, c’est vraiment un peu dispersé. Il n’y a pas quelqu’un derrière ces mobilisations […] je ne pense pas qu’il y a d’instrumentalisation politique, […] il faut prendre la manifestation en tant que telles et arrêter de parler de manipulation et entendre ce que les élèves ont a dire" réagit Logan Verhoeven, directeur du Comité des élèves francophones.

Un retour à la normale lundi ?

Malgré une demande de retour en classe de la Ministre de l’Éducation, les appels à ce que la mobilisation se poursuive ce lundi 5 octobre sont déjà relayés sur les réseaux sociaux. De leur côté, les directions des écoles secondaires libres catholiques de la zone de Liège appellent "chacun, autorités publiques, familles, élèves et citoyens, à prendre sa part pour que nos écoles retrouvent au plus vite le calme et la sérénité auxquels tous ont droit".

Ce week-end, le bourgmestre de Liège, Willy Demayer (PS), doit rencontrer les représentants des 4 pouvoirs organisateurs d’enseignement secondaires sur le territoire de la ville, afin de préparer la réouverture de toutes les écoles ce lundi.

View the original on RTBF Info →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.