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Friday, September 18, 2026

Les maires entendus sur l’itinérance, en partie sur les infrastructures

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Christine Fréchette s’est démarquée des autres chefs de partis au sommet de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) avec ses propositions sur la fusion de plusieurs programmes en un seul et sur les cessions de terrains scolaires.

Mme Fréchette a eu droit à des applaudissements particulièrement nourris quand elle a promis de mettre fin à « l’obligation des villes de payer pour les terrains d’école ».

Depuis 2020, les municipalités doivent céder gratuitement des terrains aux centres de services scolaires pour la construction de nouvelles écoles, un fardeau financier qui représente des millions de dollars pour certaines d’entre elles.

À l’instar de ses collègues chefs de parti, Christine Fréchette prenait la parole vendredi midi devant les membres de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), un rituel qui se répète à chaque campagne électorale.

Après le passage de Mme Fréchette, le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, et le chef libéral, Charles Milliard, ont pris le même engagement.

Toutefois le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a refusé de faire de même. Il s’est dit « ouvert » à en discuter, en disant préférer l’honnêteté à des promesses trop généreuses.

Un seul programme de financement

En plus de la proposition sur les terrains des écoles, Christine Fréchette a fait mouche auprès des maires en s’engageant à « fusionner » tous les programmes qui financent les infrastructures municipales en un seul.

Le financement des infrastructures trône au sommet des priorités des villes, en particulier pour les infrastructures en eau, dont elles estiment le déficit d’entretien à 50 milliards de dollars.

À titre d’exemple, la municipalité de La Pêche, en Outaouais, a dû annuler un projet de construction de 200 logements parce que son système de traitement des eaux est surchargé, révélait vendredi Le Devoir.

C’est dans ce contexte que l’UMQ a demandé aux politiciens de s’engager à créer un fond dédié à l’entretien des infrastructures existantes dans les villes.

La porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, s’en est rapprochée en promettant de leur réserver une enveloppe de 2 milliards de dollars dans le Plan québécois des infrastructures (PQI). Or, ces promesses ne lui ont pas valu d’applaudissements comme ce fut le cas pour Christine Fréchette.

Paul St-Pierre Plamondon n’a pas eu plus de succès.

Il a de surcroît dû défendre certaines positions moins populaires en immigration, en affirmant qu’il fallait revenir aux niveaux d’immigration qu’avait le Québec au début des années 2000 pour rééquilibrer les choses. « C’est à partir de Jean Charest qu’on a dit qu’il fallait monter l’immigration pour combler la pénurie de main-d’œuvre. C’est scientifiquement inexact de dire ça. »

Aux élus qui réclament la régionalisation de la planification de l’immigration, il s’est engagé à « y aller par région et par secteur avec sensibilité ». « Je demande aux gens de ne pas perdre confiance. »

Sur le même sujet, Éric Duhaime a reconnu que les régions avaient besoin de travailleurs étrangers, mais a dit qu’il fallait fermer la porte aux « abuseurs », notamment parmi les demandeurs d’asile. « On n’est pas là pour récompenser ceux qui profitent du système. »

Un discours avec lequel s’est inscrit en faux le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard. « C’est facile de casser du sucre sur le dos des immigrants », a-t-il dit à la fin de son discours.

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