Échangeur Saint-Pierre | Les travaux d’entretien relancés, des entraves à prévoir

En attendant sa reconstruction complète, le gouvernement du Québec relance des travaux de réparation sur l’échangeur Saint-Pierre, dans l’ouest de l’île de Montréal. D’importantes entraves à la circulation sont à prévoir dans ce secteur dès la semaine prochaine.
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Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) a en effet indiqué mercredi que des travaux de réparation s’amorceront sur l’échangeur à compter du 26 octobre prochain, et ce, jusqu’à la fin de l’année 2026.
À moins d’une surprise, le chantier fera ensuite relâche pendant la période hivernale, avant d’être relancé au printemps 2027. Selon le ministère, les principales interventions consisteront à « renforcer les piles de l’échangeur ainsi qu’à réaliser l’inspection des structures ».
Érigé il y a plus de 60 ans, en 1966, l’échangeur Saint-Pierre est l’une des infrastructures névralgiques de la métropole. Situé au coin de l’autoroute 20 et de la route 138, il fait le lien entre le centre-ville, l’aéroport Montréal-Trudeau, l’ouest de l’île et la Rive-Sud.
Plus de 100 000 véhicules empruntent quotidiennement l’autoroute 20 dans ce secteur, ce qui annonce un sérieux casse-tête d’entraves durant les travaux, surtout pour les gens se rendant à l’aéroport.
Sans donner plus de détails, le MTMD a évoqué ce mercredi des « fermetures partielles ou complètes, de soir et de nuit, de bretelles dans l’échangeur », ainsi que des « fermetures partielles ou complètes sur le réseau routier municipal du secteur ». Les rues Notre-Dame, Saint-Jacques ou Saint-Patrick pourraient être affectées.
Vers une reconstruction ?
En juillet dernier, le gouvernement de Christine Fréchette avait donné son aval à la reconstruction de l’échangeur Saint-Pierre, un chantier majeur qui est à l’étude depuis plus d’une décennie. Plusieurs étapes doivent toutefois encore être franchies avant le début de ces travaux majeurs.
On sait déjà que le mégachantier sera réalisé en « mode collaboratif », ce qui permettra d’impliquer le concepteur et le constructeur retenus dès les premières phases.
Le montage financier, lui, demeure inconnu pour le moment. D’autres chantiers comparables donnent toutefois une idée de la facture à anticiper.
Il y a quelques années, la reconstruction de l’échangeur Turcot avait coûté plus de 3,6 milliards, tandis que la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine frise à ce jour les 3 milliards de dollars.
Avant toute chose, la reconstruction de l’échangeur devra passer par la procédure d’évaluation environnementale traditionnelle, mais un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) n’est pas obligatoire. C’est le gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon qui tranchera pour la suite.
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