Le diesel à 2,50 euros : vaut-il vraiment la peine de chercher la station la moins chère ?

Sur la chaussée de Louvain à Namur, Baudouin Remy a trouvé du diesel à 2,319 euros le litre, soit près de 18 centimes de moins que le prix maximum légal. " Cela fait une économie de 9,1 euros pour un plein de 50 litres ", constate-t-il. Une différence non négligeable, à condition de ne pas trop s’éloigner de son trajet habituel. Car si le détour est trop long, le carburant consommé pour trouver la station bon marché risque d’annuler l’économie réalisée.
Des prix qui varient selon le type de station
Le reportage met en lumière plusieurs logiques de tarification. Lorsque deux stations se font face dans une même rue, elles pratiquent généralement le même prix — comme c’était le cas à Namur, où les deux enseignes affichaient identiquement 2,319 euros. En revanche, les stations autoroutières appliquent quasi systématiquement le prix maximum : " La marque, l’enseigne, impose le prix au gérant. Il n’y a donc pas de marge de négociation ", explique le journaliste. Les stations équipées d’un shop affichent également des tarifs plus élevés, tandis que les pompes entièrement automatiques s’avèrent généralement moins chères.
Internet et intelligence artificielle : des outils peu fiables pour comparer les prix
Autre enseignement de cette enquête de terrain : les outils numériques censés aider les automobilistes ne sont pas toujours fiables. Le site carbu.com, pourtant réputé pour recenser les tarifs les plus bas par région, affichait 2,286 euros pour une station où le prix réel était en réalité de 2,319 euros. " L’intelligence artificielle non plus ne vous renseigne pas bien ", avertit Baudouin-Remy. Le conseil est donc simple : vérifier les prix directement sur place, sans pour autant multiplier les kilomètres au risque de perdre le bénéfice de l’économie réalisée.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.