InquirerHouse backslid on budget transparency reforms — CendañaESPN DeportesLas claves de Rodri para elegir al Barça y sus charlas con MourinhoESPNSources: With WR Cooper week-to-week, Jets signing ShepardDaily MaverickTHE GENDER GAP: Women athletes continue to get a raw deal on SA streetsThe Jerusalem PostIran holds over nine tons of nuclear material outside of IAEA safeguard, atomic energy head saysוואלהוינטר ליוצר הסרט נז"א: "אין לך מה לחזור"3DNewsК следующему поколению видеокарт готовы: начались продажи кабелей HDMI 2.2 с пропускной способностью до 96 Гбит/сBusiness AMAmerikaanse marine schat dat USS Gerald R. Ford al binnen zes maanden weer in dienst kan treden ondanks zware schadeAnime News NetworkJujutsu Kaisen Ranks #2 on Bookscan's August Adult Graphic Novel List in U.S.ConsequenceBlu DeTiger Announces New Album N.Y. Baby, Shares Title Track with Holly Walker, Say She She, Flavor Flav: StreamIl Fatto QuotidianoL’Antitrust vuole vedere chiaro nei rapporti tra Intesa e Generali che si creerebbero con le nozze tra Milano e Siena
The Daily Newsstand · Free, Always
Tuesday, September 15, 2026

France: pour le budget 2027, Sébastien Lecornu demande ne pas augmenter les dépenses de l'État

Translate

Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres, au nom de l'« exemplarité » et dans un contexte de finances publiques dégradées, de ne pas augmenter les dépenses de l'État, hors défense, dans le budget pour 2027.

Publié le :

2 min Temps de lecture

Ces dépenses devront rester « strictement au même niveau » que celles de 2026, a écrit le chef du gouvernement dans un courrier à ses ministres daté de lundi, consulté par l'AFP et révélé par Les Échos.

« Face à la situation dégradée » sur le plan économique au niveau mondial, « j'ai décidé de rouvrir les lettres-plafonds [qui fixent le montant maximum des dépenses, NDLR] afin de dégager un effort supplémentaire sur les dépenses de l'État », avec l'objectif « que les dépenses de l'État, hors défense, seront strictement au même niveau dans le budget 2027 que dans le budget 2026 », a précisé Sébastien Lecornu.

Finances publiques dégradées

Cet effort supplémentaire, selon le Premier ministre, vise à « préserver des marges de manœuvre pour le débat parlementaire » sur le projet de budget 2027, dans un contexte de finances publiques dégradées.

Il explique cette décision par « un nouveau choc » sur les prix de l'énergie qui « pèse sur nos entreprises, sur le pouvoir d'achat » des Français, qui s'est imposé comme un thème majeur de la présidentielle, alors que les appels à la mobilisation contre la vie chère font craindre une résurgence de mouvements du type des « gilets jaunes ».

« Cette situation […] ne peut rester sans conséquence sur la préparation du budget pour 2027 », fait-il valoir, en assumant également une aide de 1,3 milliard d'euros pour les agriculteurs victimes de la sécheresse et le principe de la « stabilité fiscale ».

À lire aussiFrance: le gouvernement avance prudemment vers une proposition de budget pour 2027

« Rassurer les marchés » sans « gouverner pour eux »

Il pointe également la hausse des taux d'intérêt de la dette française, qui a une « conséquence très concrète : chaque euro supplémentaire consacré à la charge de la dette est un euro qui ne finance plus les politiques publiques de vos ministères ». Mais « rassurer les marchés financiers ne signifie évidemment pas gouverner pour eux. Cela signifie protéger les Français contre le coût de la défiance et préserver notre liberté de décision, y compris celle de nos successeurs », fait-il valoir.

Sébastien Lecornu suggère notamment à ses ministres, qui vont consulter les formations politiques, d'« expliquer les choix qui ont été faits, écouter les contre-propositions, en mesurer précisément les conséquences et rechercher, partout où cela est possible, les voies d'un accord ».

Face aux différents cas de figure pour faire passer le budget (vote, 49.3, loi spéciale ou ordonnances), « nous ne devons nous laisser enfermer dans aucun scénario écrit à l'avance : ni celui du rejet, ni celui de l'affrontement, ni celui de l'impuissance », estime-t-il. « Notre seule boussole doit être de parvenir à un compromis » pour « disposer d'un budget dans des délais raisonnables ».

1,5 milliard d'euros contre les violences sexistes et sexuelles, 2,6 milliards pour la protection de l'enfance

Le gouvernement proposera de consacrer près d'1,5 milliard d'euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et 2,6 milliards pour la protection de l'enfance, dans le cadre des discussions budgétaires pour 2027, a annoncé mardi Sébastien Lecornu dans une tribune au Monde. La question des moyens est une « condition de la crédibilité » de l’État, estime le Premier ministre dans ce texte, publié à une semaine du début de l’examen à l’Assemblée nationale de la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, poussée par des parlementaires notamment en réponse à l’affaire Lyhanna.

Le gouvernement a prévu d’inscrire ce texte de 69 articles, soutenu par 240 députés et une coalition de 150 associations féministes et de protection de l’enfance, d’abord en commission à partir du 21 septembre puis dans l’hémicycle au tout début de la session ordinaire qui commencera le 1er octobre. La proposition de loi prévoit notamment la création de juridictions spécialisées dans les violences sexuelles et intrafamiliales, un socle minimal d’actes d’enquête imposant l’audition de la victime et du suspect, la création d’un centre pour les victimes dans chaque département ou encore celle d’un crime autonome d’inceste, assorti de « peines spécifiques et renforcées ». « Une réponse intégrale signifie qu’aucune victime ne doit plus supporter la fragmentation de nos institutions », a appelé de ses vœux le chef du gouvernement dans sa tribune.

Quant aux moyens consacrés, M. Lecornu réfute tout « montant-slogan, détaché d’un calendrier opérationnel », et annonce que le gouvernement « proposera donc pour la première fois une trajectoire pluriannuelle », censée être traduite chaque année aux budgets de l’État et de la Sécurité sociale.

View the original on RFI

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.