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Tuesday, October 20, 2026

Activité physique des Canadiens de 0 à 4 ans | Les tout-petits bougent-ils assez ?

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Il n’y a pas que les enfants et les adolescents qui reçoivent des bulletins. Les tout-petits aussi ! Pour la première fois, l’organisme ParticipACTION présente le bulletin d’activité physique des Canadiens âgés de 0 à 4 ans. Leurs notes ? B pour l’exercice au quotidien et le jeu actif, C pour le temps d’écran.

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Une majorité qui bouge assez

Selon ce bulletin, 67 % des 0 à 4 ans respectent les recommandations d’activité physique propres à leur âge, c’est-à-dire :

  • pour les moins de 1 an qui ne rampent pas ou ne marchent pas encore, passer au moins 30 minutes par jour sur le ventre lorsqu’ils sont éveillés ;
  • pour les 1 à 2 ans, au moins 180 minutes par jour d’activité physique d’intensité variée ;
  • pour les 3 à 4 ans, au moins 180 minutes par jour d’activité physique, dont 60 d’intensité moyenne à élevée.

PHOTO JOSIE DESMARAIS, ARCHIVES LA PRESSE

Au Québec, seulement 10 % des tout-petits qui vivent dans un ménage à faible revenu ont participé à une activité physique « structurée ».

Côté sommeil, 80 % des 0 à 4 ans dorment suffisamment, selon le bulletin de ParticipACTION, basé sur des études nationales, pancanadiennes et régionales.

« On sent qu’il y a un point de départ qui est quand même positif et très encourageant », commente Mariane Parent, directrice générale du Réseau Accès Participation, partenaire francophone de ParticipACTION.

Des bébés devant des écrans

La moitié des nourrissons canadiens (moins de 1 an) regardent des écrans, alors qu’on recommande de ne pas les y exposer avant l’âge de 2 ans.

C’est préoccupant. Plus on intègre le temps d’écran tôt dans la vie d’un bébé et d’un enfant, plus ça devient une habitude qui est ancrée.

Mariane Parent, directrice générale du Réseau Accès Participation

Les autorités de santé publique doivent sensibiliser les parents et les milieux de garde au temps d’écran recommandé en bas âge – un maximum d’une heure par jour, de 2 à 4 ans – et les informer des effets potentiels d’une exposition excessive sur le développement, recommande ParticipACTION.

Attention aux coquilles d’auto

Selon le bulletin, 65 % des nourrissons canadiens sont immobilisés plus d’une heure à la fois lorsqu’ils sont éveillés.

« La fameuse coquille, ça va parfois être utilisé aussi comme un endroit de sieste en après-midi où l’enfant peut rester des heures », déplore Mariane Parent.

L’enfant doit être placé en position allongée pour les siestes, indique-t-elle. Il faut aussi éviter de laisser un tout-petit dans sa chaise haute, une fois le repas terminé, ajoute-t-elle. « On positionne l’enfant pour qu’il puisse explorer autour de lui son environnement le plus possible », dit Mariane Parent.

Dans son bulletin, ParticipACTION donne une note globale pour les « mouvements sur 24 heures », un indice qui tient compte de l’activité physique, de la sédentarité et du sommeil. Les 0 à 4 ans récoltent la note D- : 25 % respectent les recommandations pour ces trois composantes.

Des iniquités

Au Québec, 10 % des tout-petits qui vivent dans un ménage à faible revenu ont participé à une activité physique « structurée » (par exemple, un cours de gymnastique ou de natation), contre 35 % de ceux vivant dans un ménage à revenu plus élevé, rapporte-t-on dans le bulletin.

Mariane Parent croit que les municipalités peuvent contribuer à faire bouger les enfants de milieux moins nantis en aménageant des espaces qui favorisent le jeu libre ou risqué. Les parcs doivent être accessibles à pied et les alentours « sécuritaires », souligne-t-elle.

Les organismes de loisirs doivent aussi repenser leur programmation payante, selon elle. « Au lieu d’inscrire [mon enfant] sur une session complète [de 15 semaines], je pourrais avoir un système “j’achète 5 ou 6 séances”, dit-elle. On sait que les 0-4 ans vont souvent attraper des rhumes à la garderie. »

Activité gratuite ou payante, dirigée ou non, il faut donner envie aux tout-petits de bouger, conclut-elle.

« Entre 0 et 4 ans, tout ce qu’on veut, c’est que le jeune ait du plaisir, parce qu’on sait que l’impact que ça va avoir ensuite, c’est que bouger, c’est le fun. Plus on amène ça dans l’imaginaire des jeunes, plus ça [les] marque pour le reste de leur vie. »

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