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Wednesday, October 28, 2026

Elections de mi-mandat aux États-Unis : tout comprendre aux Midterms en chiffres et en graphiques

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Entre 175 et 200 millions d'électeurs états-uniens sont appelés le mardi 3 novembre prochain aux urnes pour décider de la composition de la Chambre des représentants, où siège jusqu'à présent une courte majorité républicaine. Les 435 sièges, pour un mandat de deux ans, sont en jeu. Si le résultat semble acquis dans de nombreuses circonscriptions, la lutte reste indécise dans 50 districts.

Organisées deux ans après la présidentielle, ces "midterms" se convertissent traditionnellement en référendum sur l'occupant de la Maison Blanche, et très rarement à son avantage.

Les sondages indiquent actuellement que les Démocrates pourraient obtenir la majorité des sièges. Pour cela, ils devront conserver leurs 214 élus et enregistrer au moins quatre victoires supplémentaires.   

La majorité à la Chambre permettrait au parti bleu de bloquer davantage la politique de Donald Trump et de mener des enquêtes parlementaires.   

Suspens dans cinquante districts

Selon l'agrégateur de sondages Cook Political Report, le suspense reste entier dans 50 districts. Ces duels se jouent principalement dans des fiefs républicains, alors que la cote de popularité de Donald Trump est au plus bas. Les électeurs latinos, qui ont en partie fait basculer la présidentielle de 2024 en faveur de Donald Trump, critiquent surtout la politique migratoire ou la baisse du pouvoir d'achat.

Les Démocrates espèrent donc s'imposer dans certaines circonscriptions rurales, où le mécontentement face à la hausse des prix de l'énergie et aux conflits commerciaux s'accroît. C'est particulièrement le cas dans des districts du Montana (nord-ouest) ou de l'Iowa (centre).

Cote de popularité et redécoupage électoral

Selon le New York Times, le président Donald Trump aborde ces "midterms" avec la cote de popularité la plus basse depuis le démocrate Harry Truman en 1946, dont le parti avait alors essuyé un sérieux revers électoral.

À une semaine du scrutin, le site spécialisé Decision Desk HQ donne 79% de chances aux démocrates de reprendre la majorité à la Chambre des représentants, et 57% de chances pour le Sénat.

Les conséquences du redécoupage électoral, le "gerrymandering" insufflé par l'administration Trump, seront également scrutées. Ce redécoupage des cartes électorales à des fins partisanes est fréquemment utilisé aux États-Unis. Neuf États, principalement républicains, ont récemment redessiné leurs circonscriptions.   

Ces modifications pourraient offrir deux à cinq sièges supplémentaires aux Républicains au Texas, et trois à quatre en Floride. En Californie, les Démocrates pourraient quant à eux s'attendre à remporter trois à cinq sièges additionnels.

"Faire rendre des comptes aux escrocs"

Comme en 2018, au milieu du premier mandat de Donald Trump, les démocrates promettent, en cas de victoire au Congrès, de lancer à tour de bras des enquêtes parlementaires sur Donald Trump et ses proches, accusés d'utiliser la présidence pour s'enrichir.

Le chef des députés démocrates, Hakeem Jeffries, a promis en septembre de "faire rendre des comptes aux escrocs" et a refusé d'écarter la possibilité de lancer à l'égard de Donald Trump une procédure d'"impeachment", soit sa mise en accusation devant la Chambre des représentants en vue d'une potentielle destitution par le Sénat. Le milliardaire républicain avait déjà fait face à deux "impeachments" lors de son premier mandat, fait inédit dans l'histoire des États-Unis.

Un peu plus d'un tiers des sièges du Sénat seront aussi en jeu le 3 novembre. Les Démocrates espèrent ainsi ravir la majorité, dont les Républicains disposent actuellement avec 53 élus. Les derniers sondages confirment qu'une "vague bleue" pourrait pousser l'actuelle opposition vers cet objectif.

La campagne électorale autour de la hausse des coûts de la vie, des prix élevés du carburant et de la politique erratique du président Donald Trump donne le vent en poupe aux candidats démocrates. À tel point que des sièges de bastions traditionnellement républicains sont désormais sur la sellette dans la chambre haute du Congrès.   

Parmi les 35 postes en jeu, pour un mandat de six ans, les projections de l'organisation Cook Political Report, qui agrège une série de sondages, montrent qu'il est actuellement impossible de désigner un camp victorieux en Alaska, dans l'Iowa, le Kansas, le Maine, le Michigan, l'Ohio et le Texas. À l'exception du Michigan, tous ces États sont pour le moment représentés par un Républicain.   

Les Démocrates auront besoin de quatre victoires en territoire républicain pour obtenir la majorité au terme de ce scrutin. En cas d'égalité parfaite du nombre de sénateurs, le vice-président (républicain) JD Vance aura la voix décisive.

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