Espagne : la retraitée expulsée peut rentrer chez elle, les militants pour le logement maintiennent la pression

"Si l’accord que nous avons conclu est signé, ce sera évidemment une issue meilleure et plus heureuse pour tout le monde", a déclaré Beatriz Duro, y voyant "le résultat de la mobilisation sociale". "Espérons que cet accord, cette manière différente de mettre fin à ce type de situations, qui malheureusement se vivent tous les jours dans ce pays, contribue à changer le paradigme en matière de logement en général", a-t-elle ajouté.
Selon le Syndicat des locataires de Madrid, Maricarmen Abascal a été contrainte de quitter le logement où elle vivait depuis 70 ans après que la société immobilière qui en était propriétaire a augmenté le loyer mensuel de 275% pour le porter à 2650 euros.
Beatriz Duro a indiqué qu’il y avait eu "de la bonne volonté des deux parties" et que le loyer serait "similaire à ce qu’elle payait auparavant". Maricarmen Abascal pourra donc retourner dans son appartement du quartier huppé du Retiro, à Madrid, après sa sortie de l’hôpital.
Sánchez sous pression
Après deux nuits à camper dans le centre de Madrid, les militants pour le logement entendent "maintenir la pression" sur le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, auquel ils réclament une nouvelle loi plus protectrice, sur fond d’explosion des prix en Espagne.
Le Premier ministre, vivement critiqué jusque dans son camp pour ne pas avoir réussi à contenir la hausse des prix à l’achat et à la location depuis son arrivée au pouvoir en 2018, doit présenter mardi un nouveau texte, sans garantie toutefois de le voir adopté au Parlement, où il n’a pas de majorité.
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