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Friday, September 18, 2026

Hajdu promet de ne pas remettre en cause le droit de grève ni le droit de négociation

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Les libéraux ne remettront pas en cause le droit de grève ni le droit de négociation, promet la ministre de l'Emploi, Patty Hajdu.

Celle-ci affirme que le gouvernement fédéral n'interviendra pas dans le droit de grève des travailleurs alors qu'Ottawa envisage des modifications législatives visant à améliorer les relations de travail.

Le ministère de Mme Hajdu a mené, au printemps et pendant l’été, des consultations de plusieurs mois auprès des syndicats, des employeurs et d’autres parties prenantes sur l’état du Code canadien du travail. Les retours issus de ces consultations serviront de base à la future législation.

Un rapport résumant les observations recueillies par le gouvernement au cours de cet examen a révélé que les syndicats et les employeurs étaient divisés quant à l’étendue des pouvoirs dont Ottawa devrait disposer pour intervenir dans les conflits.

Patty Hajdu en conférence de presse.

La ministre de l'Emploi, Patty Hajdu, avait demandé au Conseil canadien des relations industrielles d'ordonner à Air Canada et au syndicat représentant ses agents de bord de reprendre leurs activités et de régler leur différend par voie d'arbitrage exécutoire, le 16 août 2025. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Kyle Duggan

La plupart des employeurs ont fait valoir que le gouvernement devrait avoir la possibilité d’intervenir pour mettre fin à une action syndicale lorsque les intérêts nationaux du Canada sont menacés. Les syndicats se sont fermement opposés à toute mesure susceptible de menacer leur droit de grève.

Vendredi, à Ottawa, on a demandé à Mme Hajdu si elle tiendrait compte des préoccupations des syndicats.

La ministre a répondu que le gouvernement avait constaté, lors de cet examen, que le Canada avait besoin d’une réglementation du travail plus solide pour favoriser de meilleures relations entre les travailleurs et les employeurs.

L’objectif principal de cet examen était de trouver de nouveaux moyens de soutien pour les deux parties, en s’appuyant sur le service fédéral de médiation pour maintenir la paix sociale.

Je peux affirmer ici même que nous n’interférerons jamais avec le droit d’un travailleur de négocier ou de faire grève, mais nous sommes tous d’accord pour dire qu’il existe des circonstances où de meilleurs outils sont nécessaires, a déclaré Patty Hajdu.

La ministre n’a pas précisé si un projet de loi visant à modifier le Code canadien du travail serait présenté lors de la session d’automne du Parlement, qui doit débuter lundi.

Protéger le droit de grève, bénéfique à l'économie

La présidente du Congrès du travail du Canada, Bea Bruske, a écrit dans une déclaration que le rapport du gouvernement sur l’examen de la politique du travail reflétait bien ce dont les syndicats avaient fait part à Ottawa concernant leurs priorités.

Le Canada a besoin d’une législation du travail plus forte qui protège le droit de grève, soutient la libre négociation collective et oblige les employeurs à rendre des comptes lorsqu’ils enfreignent les règles, a soutenu Mme Bruske.

Une femme parle derrière un podium, devant de multiples drapeaux d'Unifor.

Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada, prend la parole lors d'un rassemblement organisé par Unifor, sur la colline du Parlement à Ottawa, le vendredi 28 août 2026. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Un rapport d’une commission sénatoriale publié en juin soulignait que les conflits sociaux dans des secteurs stratégiques, tels que les transports, peuvent nuire à la réputation du Canada en tant que partenaire commercial fiable, à un moment où Ottawa s’efforce de diversifier ses échanges commerciaux au-delà des États-Unis.

Mme Bruske a fait valoir dans sa déclaration que la protection des travailleurs, des salaires décents et la négociation collective sont essentiels pour rendre l’économie canadienne plus résiliente face à l’agressivité commerciale des États-Unis.

880 millions pour un programme de stages rémunérés

Mme Hajdu se trouvait vendredi au collège Algonquin pour présenter le programme du gouvernement fédéral visant à permettre aux jeunes travailleurs d’acquérir une expérience professionnelle rémunérée dans les métiers spécialisés.

Dès le début de l’année prochaine, les jeunes Canadiens pourront bénéficier de stages rémunérés d’une durée maximale de quatre mois afin d’acquérir une expérience pratique avant de commencer un apprentissage.

Le financement de 880 millions $ destiné à ce programme provient d’une enveloppe plus large de 8 milliards $ que les libéraux ont réservée depuis la mise à jour économique du printemps afin de promouvoir les métiers spécialisés à travers le Canada.

Deux travailleurs manipulent des matériaux sur un chantier.

Les jeunes travailleurs pourront acquérir une expérience professionnelle rémunérée dans les métiers spécialisés, notamment dans le secteur de la construction. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le gouvernement fédéral a souligné l’importance de recruter et de former une nouvelle génération de main-d'œuvre spécialisée – telle que des charpentiers, des électriciens et des soudeurs.

Dans le cadre de ce dispositif, à la fin de cet automne, toute personne ayant terminé un apprentissage et obtenu une certification dans un métier Sceau rouge depuis avril 2025 recevra également une prime de 5000 $.

Le gouvernement fédéral lancera un programme au cours de l’automne afin d’aider les petites et moyennes entreprises à proposer davantage de places d’apprentissage, et Ottawa prévoit également de compléter les indemnités d’assurance-emploi versées aux apprentis pendant leur formation à partir du printemps prochain.

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