Shaun le mouton est de retour ! Pourquoi les adultes vont autant aimer ce nouveau film que les enfants ?

Troisième long métrage consacré à l'adorable et gaffeur Shaun le Mouton en onze ans, "La Bêêête d'Halloween" joue la carte de l'épouvante. Mais gentiment, avec un style et un humour qui vont, une fois de plus, enchanter toute la famille.

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Il êêêtait une fois - À Halloween, les habitants de la ferme de Mossy Bottom se réjouissent des festivités, jusqu’à ce que le Fermier maladroit saccage les citrouilles bien-aimées du troupeau. Lorsque Shaun se transforme en scientifique fou pour résoudre le problème, les choses dérapent : le Fermier disparaît et une bête sauvage rôde dans les bois.
Ce qu'ils vont adorer - Shaun le mouton et ses amis, pour commencer. S'ils font partie des fans de la plus célèbre création d'Aardman après Wallace et Gromit, vous n'avez aucun souci à vous faire, car il y a peu de chances qu'ils boudent cette Bêêête d'Halloween. Tous les ingrédients qui font fait le charme et le succès de la série animée diffusée entre 2007 et 2020 et de deux longs métrages sortis en 2015 et 2019 sont en effet présents, qu'il s'agisse de la pâte à modeler dont le studio est devenu le maître aux nombreux gags et références.
Après le film de braquage et la science-fiction, c'est à l'épouvante que cet opus s'attaque, de la même manière que quand Wallace et Gromit ont percé le Mystère du Lapin-Garou il y a deux décennies. La Bêêête d'Halloween joue ainsi avec les codes du genre, qu'il adapte à l'univers très visuel de Shaun le Mouton, dans lequel il n'y a toujours aucun dialogue, ce qui facilite d'autant plus la compréhension de l'intrigue, limpide, par les spectateurs de tous âges, également réunis par la manière dont les gags, très visuels, fonctionnent de manière universelle. Ou alors c'est une question de sens de l'humour, donc un autre sujet.
StudioCanal
Ce qui peut les inquiéter - "Inquiéter" est peut-être un bien grand mot même si, dans le cas présent, l'incursion dans le domaine horrifique donne naissance à des images gentiment effrayantes. Très brèves et immédiatement désamorcées par un gag, certes, mais peut-être que certains enfants plus impressionnables que d'autres s'amuseront un peu moins pendant ces courts instants. Mais cela reste très marginal à l'échelle du long métrage, où la légèreté l'emporte très largement sur l'effroi.
À moins qu'ils n'aient déjà vu Psychose, Le Loup-garou de Londres ou le clip de "Thriller", les enfants risquent cependant de passer à côté de références à quelques classiques de l'épouvante, disséminées tout au long du récit (et ce dès la scène d'ouverture qui les enchaîne à grande vitesse). Mais ce n'est pas pour autant que le moment ne les fera pas rire car - et c'est l'une des forces du long métrage, comme de l'oeuvre d'Aardman dans son ensemble - bon nombre de gags possèdent plusieurs niveaux de lecture.
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Peut-être qu'ils ne comprendront pas, aujourd'hui, pourquoi vous riez plus fort qu'eux lorsque Shaun le Mouton - La Bêêête d'Halloween détourne la plus célèbre scène de Psychose. Mais cela viendra plus tard, et cet exemple est l'un des nombreuses illustrations de la raison pour laquelle le long métrage peut autant plaire aux adultes qu'aux enfants.
Ce qu'ils vont garder au fond d’eux - Comme dans les deux épisodes précédents, le Shaun le Mouton nouveau ne contient pas de leçon de vie. Mais cela ne signifie pas qu'ils n'en retireront rien, à part le souvenir d'une séance de cinéma ponctuée d'une bonne poignée d'éclats de rires et de quelques légers frissons peut-être. Surtout, le film les expose à une autre forme d'animation, moins courante que les images de synthèse ou les dessins à la main : le stop-motion, dont le charme tient grandement à son côté artisanal et à ces volumes qui donnent aux plus jeunes l'impression de voir des figurines se mouvoir sous leurs yeux (ce qui est le cas en fait).
Qui sait si des vocations ne vont pas naître devant des films comme celui-ci, avec des jeunes spectateurs qui voudront reproduire ce qu'ils ont vu avec des jouets. Et un rendu différent évidemment, car ils n'ont pour l'instant ni les moyens, ni la patience dont font preuve les animateurs de chez Aardman pour continuer à les amuser et les faire rêver.
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