Le 'cul noir' de la tomate, cauchemar des jardiniers amateurs : pourquoi il apparaît et comment l’éviter

Les longues périodes de chaleur et de sécheresse donnent du fil à retordre à de nombreux jardiniers amateurs cet été. Et favorisent notamment le fameux "cul noir" de la tomate. À l’occasion de la Fête de la tomate à Velaine-sur-Sambre, nous avons cherché à comprendre les raisons de ce phénomène et surtout les moyens d’éviter qu’il ne gâche la récolte 2026.
De loin, les plants de tomates d’Annick ont pourtant fière allure. Un joli feuillage, de beaux fruits verts, dont certains mûrissent… rien d’alarmant. Mais il suffit de retourner certaines tomates pour découvrir une large tache sombre, parfois creusée. Pas de doute possible : elles ont le "cul noir."
"Pour moi, ce sont des taches de pourriture. Donc, ces tomates-là, je les jette. C’est un peu décourageant parce qu’on passe du temps, des heures à ça, pour finalement devoir jeter une partie de la production. Et puis on se demande ce qu’on a mal fait", raconte cette jardinière amatrice croisée lors de la fête de la tomate à Velaine-sur-Sambre.
Annick est loin d’être la seule à faire cette découverte au potager cet été. Après de longues périodes chaudes et sèches, les conditions sont particulièrement propices au phénomène. Inutile de chercher un champignon, une bactérie ou de penser que votre plant a contracté une maladie. Non, le cul noir - nécrose apicale de son nom savant - est un trouble physiologique. Il apparaît lorsque les tissus de la tomate en pleine croissance ne disposent pas de suffisamment de calcium. Les cellules situées à l’extrémité de la tomate finissent par se dégrader : une tache apparaît, brunit, puis peut devenir noire et prendre un aspect sec et légèrement enfoncé.
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