I-Police : la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, campe sur ses positions et estime n’avoir rien à cacher

La ministre a aussi expliqué que son porte-parole n’avait contacté le parquet de Bruxelles que pour réagir à ce qu’elle considérait comme des informations erronées parues dans De Standaard.
Elle a vivement critiqué les révélations publiées ces derniers jours. "Les mots utilisés sont inappropriés, car derrière ces communications sensationnelles, il y a des gens", a-t-elle souligné. "Nous ne pouvons l’accepter dans un État de droit." La ministre a appelé à tracer une "frontière entre faits et spéculations." "Je peux difficilement justifier des choses qui n’existent même pas", a-t-elle affirmé.
Dans l’opposition, les mots étaient durs à l’encontre de la ministre. Arthur Orlians (Anders) l’a accusé de "répondre sans répondre". "Vous nous prenez pour des imbéciles", a-t-il lancé.
Matti Vandemaele (Ecolo-Groen) a pris au mot la ministre dans sa volonté de transparence, se demandant si le CD&V allait approuver la demande d’installer une commission d’enquête sur le sujet. "Vous dites avoir parlé en toute transparence ? C’est faux !", a accusé Julien Ribaudo (PTB), soulignant ses prises de parole formulées après les révélations.
"Vous dites que vous assumez toutes les décisions… mais lesquelles ?", a ironisé Ridouane Chahid (PS). "À côté de la responsabilité judiciaire, il y a la responsabilité politique", a souligné François De Smet (DéFI).
Franky Demon (CD&V) a pris la défense de la ministre issue de son parti. "Certains ont cru nécessaire de lancer dans la presse des suspicions et des accusations", a-t-il lancé sous les protestations de plusieurs élus.
Dans la majorité, Ismaël Nuino (Les Engagés), Brent Meuleman (Vooruit) et Maaike De Vreese (N-VA) se sont concentrés sur le rapport de la Cour des comptes et les leçons à en tirer pour de futurs grands projets et réformes.
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