Manifestations lycéennes en France : un policier mis en examen pour violences aggravées sur un lycéen blessé à l’oeil

Le 30 septembre, Maël, un lycéen de 16 ans, a été éborgné après des incidents survenus lors du blocage d’un établissement à Tours. La famille avait annoncé porter plainte pour "violences par personne dépositaire de l’autorité publique". La procureure de Tours, Catherine Sorita-Minard, avait indiqué à la suite des examens médico-légaux, que les lésions à l’œil de l’adolescent étaient "compatibles avec l’impact d’une balle de défense de type LBD". L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie.
L’enquête a révélé que "deux tirs de LBD ont été réalisés à une minute d’intervalle par deux policiers", détaille la procureure. Les actes d’enquête "mettent en évidence la concomitance du premier tir de LBD et la blessure occasionnée à l’œil" et "révèlent également des interrogations persistantes sur le respect des conditions imposées par la loi d’absolue nécessité et de stricte proportion pour faire usage de LBD", selon le communiqué.
Quatre fonctionnaires de police ont été entendus en garde à vue mardi. Les investigations vont se poursuivre. Trente-six enquêtes ont été ouvertes à ce stade par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), "la police des polices", pour des violences présumées depuis le début du mouvement lycéen, dont quatre concernent "des blessures mutilantes", a indiqué mardi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
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