Philippines : à Manille, la capitale, environ 6000 personnes vivent parmi les morts

Malgré l’économie de la débrouille qui s’est installée au sein du cimetière, certains biens de nécessité manquent encore. C’est ce qu’explique Ryan, graveur de pierres tombales : "C’est dur de vivre ici, mais on fait avec. L’eau, il faut aller la chercher dans les puits, mais on ne peut pas la boire. On doit acheter de l’eau minérale au marché, à l’extérieur. Pareil pour l’électricité, on est obligé de se brancher à l’extérieur et c’est très cher". Mais la vie en dehors de Manille serait aussi difficile. Il est très dur d’y trouver un logement par faute de moyens ou de choix entre les bidonvilles et les résidences luxueuses.
D’autres habitants, notamment les plus jeunes, travaillent à l’extérieur. Certains œuvrent dans le domaine de la construction ou d’autres sont agents de ménage. "Ceux qui ont réussi leurs études", travaillent dans des bureaux.
Avec l’association ATD Quart-Monde, Liliane et d’autres bénévoles animent des cours de soutien pour les enfants du cimetière. L’objectif est d’aider les enfants à faire leurs devoirs et à regagner confiance en eux. En fin d’année scolaire, l’association organise même une cérémonie de remise des diplômes, en dehors du cimetière. Parents, enfants et bénévoles vivant en périphérie de ce dortoir éternel s’y croisent alors. Une rencontre entre deux mondes, tous les deux vivants.
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de ce reportage dans le podcast Transversales.
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