Israël: les restrictions européennes à la coopération militaire pèsent sur l'armée

Israël doit recevoir ce jeudi 24 septembre 2026 son nouveau sous-marin, l'INS Drakon, avec plusieurs mois de retard. La fabrication de l'engin en Allemagne a été ralentie par les restrictions imposées par certains pays européens à la coopération dans le domaine militaire, en conséquence de la guerre menée par Israël à Gaza. L'isolement diplomatique de l'État hébreu a désormais des conséquences concrètes sur la défense du pays.
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Le développement de la marine est désormais jugé stratégique par Israël, puisque la quasi-intégralité de ses importations se font par mer. Le pays se vit comme une île dans une région hostile. Les responsables israéliens craignent une attaque sur les lignes d'approvisionnement et cherchent donc à développer leurs capacités navales. Une nécessité selon le journal israélien Haaretz, qui informe ce jeudi sur les restrictions dont souffre la marine israélienne, des restrictions imposées par certains pays européens dans la coopération militaire.
La France, la Norvège et le Danemark ont refusé de livrer des équipements
L'exemple de l'INS Drakon, fabriqué en Allemagne et livré à Israël avec plusieurs mois de retard, est révélateur. Les raisons ? Le Danemark, la Norvège et la France ont interdit l'exportation de certains équipements vers le chantier naval allemand produisant le sous-marin. Et le Danemark et la Norvège ont également refusé au sous-marin de faire des manœuvres d'essais en eaux profondes dans leurs eaux territoriales, obligeant l'équipage à plus de kilomètres pour atteindre les eaux internationales. Ce, alors même que le sous-marin était encore propriété de son constructeur et battait donc pavillon allemand.
L'enjeu dépasse la simple construction et la livraison du sous-marin, le plus gros modèle jamais intégré à l'armée israélienne. Car cette dernière indique aussi que certains pays européens refusent désormais l'accès à leurs ports à des navires israéliens, civils comme militaires, cherchant ravitaillement et réapprovisionnement en carburant. Or, Israël dépend aussi de la route maritime pour ses livraisons de munitions.
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