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Wednesday, September 23, 2026

Législatives au Maroc: fin du vote sur fond de faible engouement chez les jeunes

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Après une journée de scrutin, les bureaux de vote ont fermé au Maroc, où près de 16 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes mercredi 23 septembre pour élire les 395 membres de la Chambre des représentants. Un an après un mouvement de contestation, le vote des jeunes est particulièrement scruté : leur participation pourrait être très faible.

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Avec notre correspondant à Casablanca, Matthias Raynal

Le taux de participation atteignait 28,05 % à l'échelle nationale à 17h (TU et locales), a indiqué le ministère de l'Intérieur., selon le ministère de l’Intérieur. Si aucun chiffre à 17h n’est disponible pour les élections de 2021 à titre de comparaison, la participation était de moins de 12 % à la mi-journée, soit une légère baisse par rapport au scrutin précédent de 2021.

Dans un bureau de vote de Casablanca, la moyenne d’âge est frappante. Ali pousse la chaise roulante de sa mère très âgée vers le scrutin. Il n’était pas question pour lui de s’abstenir : « On est obligés de voter pour aider le pays. C’est notre maison, on doit tous se mettre à son service. »

Cet électeur a une cinquantaine d’années, soit la moyenne d’âge dans ce bureau de vote qui se trouve dans un quartier populaire et pourtant plutôt jeune : si les plus anciens se sont mobilisés, les moins de 30 ans sont ici les grands absents de ce scrutin, comme Sarah. Cette serveuse passe devant le bureau de vote sans un regard. Elle ne veut pas participer aux élections.

« J’ai l’impression que ça ne sert à rien, déplore Sarah. Pendant la campagne, les partis nous proposent 20 euros pour tracter pour eux, mais une fois que les élections sont terminées, quand tu as besoin de quelque chose, ils ne sont jamais là pour toi. »

Un an après le mouvement de contestation de la GenZ 212, la crise de confiance s’est aggravée entre la jeunesse et la classe politique. À 36 ans et un peu plus âgé, Mohammed a pourtant encore de l’espoir : « Pour tous les partis marocains, actuellement, il y a des candidats jeunes. Et ça, c’est un point qui m’a donné la motivation, sincèrement, parce que les jeunes comprennent les jeunes. C’est quelque chose qu’on n’avait pas auparavant. »

Renouer avec la jeunesse, ce sera l’un des défis de la coalition sortie des urnes, pour calmer la colère sociale toujours très forte dans cette partie de la population.

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