Des lunettes connectées utilisées pour filmer des femmes à leur insu : la justice enquête à Paris

Par Sciences et Avenir avec AFP le Lecture 2 min.
Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes après des plaintes de femmes filmées dans la rue à leur insu avec des lunettes connectées équipées de caméras. Un phénomène en hausse sur les réseaux sociaux, dénoncé par l’association e-Enfance, qui alerte sur la diffusion de vidéos humiliantes et potentiellement illégales.
Août 2026, Londres, Angleterre, Royaume-Uni : des lunettes intelligentes Ray-Ban Meta AI en vente sur Oxford Street, alors que les inquiétudes concernant les problèmes de confidentialité grandissent face à la popularité croissante de ces lunettes, qui intègrent des caméras et une intelligence artificielle.
Vuk Valcic/ZUMA/SIPA
Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes après avoir été saisi de plaintes concernant des femmes filmées dans la rue avec des lunettes connectées sans leur consentement, a-t-il indiqué mardi 22 septembre, sollicité par l'AFP.
Le parquet a précisé avoir été "saisi de plaintes portant sur des atteintes à l'intimité de la vie privée liées à l'usage de lunettes connectées".
L'association e-Enfance, qui gère la ligne 3018, numéro national dédié aux victimes de violences numériques, avait alerté le 8 septembre sur le phénomène croissant des vidéos humiliantes réalisées avec des lunettes munies de caméra et diffusées en ligne.
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Un délit faisant encourir deux ans de prison et 45.000 euros d'amende
Il a précisé que les enquêtes étaient ouvertes pour "diffusion, par service de communication au public en ligne, d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique non apparent représentant l'image ou les paroles d'une personne sans son consentement", un délit faisant encourir deux ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Il a ajouté que dans certains cas, elles l'étaient aussi pour "agression sexuelle", "lorsque les faits s'accompagnent de gestes sexuels non consentis".
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Par ailleurs, la section cybercriminalité du parquet de Paris travaille de manière prospective sur cette thématique: "Elle a testé des lunettes connectées courant septembre, afin d'identifier la commission d'autres infractions pénales en matière de cybercriminalité", a indiqué le parquet.
Cela peut concerner par exemple "la captation d'une seed d'un wallet de crypto" (des codes de récupération d'un portefeuille de cryptomonnaies, NDLR) afin de s’emparer des fonds qu'il contient.
Lunettes connectées Paris Cybercriminalité Violences faites aux femmes
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