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Tuesday, October 20, 2026

78 élèves suspendus à la polyvalente Saint-Jérôme après des débordements

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Le Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord a suspendu 78 élèves de l'École polyvalente Saint-Jérôme pour le reste de la semaine après du grabuge survenu vendredi dernier. D'autres suspensions pourraient suivre, l'enquête est en cours.

Des conséquences supplémentaires pourraient également s'ajouter pour les élèves concernés, indique le directeur général du Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord (CSSRDN) à Saint-Jérôme, René Brisson.

On va évaluer le retour [en classe] en fonction de la gravité des gestes, du niveau d'implication des élèves, mais aussi de la collaboration des parents en lien avec les gestes posés par leurs enfants.

Dans une lettre adressée aux parents, la direction de l'une des écoles les plus populeuse du Québec, avec 3400 élèves, dénonçait, lundi, des débordements, des gestes de vandalisme et des comportements perturbateurs.

Lors de la première vague de dîner, celle des élèves de secondaire 1 et 2, certains élèves ont semé un peu le chaos en courant, rapporte le directeur général du CSSRDN, ce qui a mené à du vandalisme – des poubelles ont été lancées – et à des mouvements de foules. En fin de journée, l'alarme d'incendie a été déclenchée.

Il y avait une énorme masse de personnes. On était beaucoup trop, ça a commencé à lancer des trucs, ça a commencé à crier, pis c'était pas tant drôle que ça, témoigne Annabelle, qui attendait pour repartir chez elle mardi, en fin d'avant-midi.

L'ambiance est lourde, pis il n'y a personne dans ma classe, ajoute son amie Kelly, pis je sais qu'on ne va rien faire aujourd'hui.

Les cours ont repris mardi matin dans l'établissement scolaire, après une journée pédagogique décrétée en urgence pour éclaircir les événements de vendredi dernier, mais de nombreux parents ont préféré garder leur enfant à la maison.

La pause des cours lundi a permis au personnel d'identifier tous les élèves qui ont participé de près ou de loin au grabuge de vendredi dernier, a précisé le directeur général du CSSRDN.

Quatre policiers devant une école.

Une présence policière était visible aux abords de l'école lors de la reprise des cours, mardi matin.

Photo : Radio-Canada

Présence policière

Des mesures de sécurité spéciales sont déployées aujourd'hui dans l'établissement scolaire, en plus d'une présence policière soutenue autour de l'école et à l'intérieur de l'établissement.

Les horaires du personnel d’encadrement seront adaptés afin d’assurer une présence adulte maximale lors des pauses, des transitions et du dîner, a expliqué la directrice de l'École polyvalente de Saint-Jérôme, Nathalie Flamand, dans une communication adressée aux parents.

Une mère croisée aux abords de l'école, Nancy Chartrand, indique qu'elle est venue chercher ses enfants, puisqu'ils étaient mal à l'aise avec la présence policière. Des rumeurs de récidive organisée l'ont également poussée à faire preuve de prudence. C'est inquiétant comme parent, confie-t-elle.

Un lien avec le mouvement de protestation en France?

Des appels au blocus, qui ne sont pas sans rappeler le mouvement des lycéens en France, circulaient sur les réseaux sociaux. Il est toutefois difficile d'établir un lien avec le tumulte de la semaine dernière, conclut le directeur général du CSSRDN.

Ce serait de la spéculation. Moi, je pense que ça a été plus instantané. L'intention, je pense, c'était vraiment de perturber la tenue des cours, ça, c'est clair. Maintenant, de vouloir identifier une cause ou autre, c'est difficile parce qu'il n'y a pas de porte-parole, il n'y a pas nécessairement de revendications, a t-il expliqué.

L'incompréhension était d'ailleurs partagée par les élèves qui ont accepté de raconter leur expérience. Ils voulaient trouver une raison pour faire du grabuge, estime Maël. Ça pourrait réarriver, ça ne me surprendrait pas.

Avec des informations de Karine Bastien

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