La crise de la dette française s’invite à la BCE, qui devrait maintenir ses taux

La France paie de plus en plus cher pour emprunter de l’argent. La semaine dernière, le taux de ses emprunts à dix ans a dépassé 5 %, une première depuis 2002. Les investisseurs s’inquiètent de l’endettement du pays, des incertitudes entourant le budget 2027 et des tensions politiques et sociales.
Cette situation sera au cœur de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi. Mais l’institution devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés, avec un taux de dépôt à 2,5 %.
Le risque ? Que la méfiance des investisseurs envers la France se propage à d’autres pays de la zone euro. La BCE dispose d’un mécanisme permettant de racheter des dettes publiques pour calmer les marchés. Mais cet outil, jamais utilisé jusqu’ici, ne peut être activé qu’à certaines conditions.
L’inflation reste également préoccupante. Elle a atteint 3,8 % en septembre dans la zone euro, notamment sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie. Certains économistes anticipent encore une hausse des taux en décembre. Et pour Christine Lagarde, présidente de la BCE, la solution à la crise française doit avant tout venir de Paris.
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