Les milliards "faciles" du PS

Les événements de rentrée, c'est l'occasion pour les partis de tenter de donner le ton de ce que va être leur ligne pour les prochains mois. Et les prochains mois seront cruciaux, avec le grand débat sur le budget, les fameux 10 milliards que doit trouver le gouvernement fédéral.
Le PS en mode facile sur le budget
Commençons par le PS, l'enjeu budgétaire n'a pas l'air si compliqué que ça pour les socialistes. Paul Magnette, le président, a carrément assumé que "trouver des milliards n'est pas si compliqué que ça". Et de dérouler : dépenser 2 milliards en moins pour l'armement, trouver 2 milliards en surprofits, 2 milliards sur les aides aux entreprises et surtout taxer les grandes fortunes pour 6 milliards et augmenter les salaires pour 4 milliards. Sur papier, le compte y est, et même deux fois. Paul Magnette annonce pouvoir trouver 20 milliards.
Des milliards plus qu'il n'en faut. Au risque de passer pour un dilettante budgétaire, image qui colle à son parti depuis les années 80 et cette fameuse phrase de Guy Mathot : "Le déficit est apparu tout seul, il disparaîtra de la même façon".
Il s'est avéré qu'il avait tort, et le PS a dû pratiquer l'assainissement dans les années 90 avec Dehaene, et en 2011 avec Elio Di Rupo. Deux moments où il est apparu douloureusement aux socialistes qu'il n'était pas si facile de trouver des milliards. Visiblement, Paul Magnette ne souhaite pas rappeler les souvenirs de la gauche gestionnaire, et veut au contraire insister sur, je cite, "l'échec total" du gouvernement De Wever.
Ecolo espère le retour de la question climatique
Ecolo se rassemblait lui aussi ce week-end. Il n'a pas non plus fixé son attention sur le budget, mais plutôt sur l'été qui se termine. Gilles Vanden Burre et Marie-Colline Leroy ont demandé que la Belgique passe en urgence climatique et investisse 6 milliards d'euros dans la protection, l'adaptation et la décarbonation du pays. Le duo de présidents a plusieurs fois critiqué la passivité des autorités, en particulier de la part de la N-VA et de Bart De Wever.
Chez Ecolo, on espère que l'été qu'on vient de vivre relance la question écologique dans le débat public et porte le début d'un nouveau départ dans les sondages et l'opinion. Un nouveau départ que l'élection d'un nouveau duo de présidents n'a pas permis de réaliser jusqu'ici.
Après le PS et Ecolo, les autres partis vont aussi tenter de marquer la rentrée. Le MR dimanche prochain à Waterloo, le PTB dans deux semaines, et Défi et les Engagés fin du mois.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.