Pourquoi des sites québécois ont-ils brièvement affiché «Lake America»?
Lundi matin, des cartes interactives de sites gouvernementaux québécois, comme celles de Québec 511 ou de la Société des alcools du Québec (SAQ), affichaient l’appellation « Lake America » pour désigner le lac Ontario. Dans la journée, le nom officiellement reconnu par le gouvernement canadien est graduellement réapparu.
Le décret signé par le président des États-Unis, Donald Trump, pour renommer le lac qui est partagé entre les berges ontariennes et celles de l’État de New York en « lac Amérique » vendredi dernier est en cause comme le service de cartographie Google Maps affiche désormais « lac Amérique » pour les utilisateurs situés au sud de la frontière tandis que les utilisateurs au Canada voient encore « lac Ontario ».
Pour ceux qui ne se trouvent pas dans l’un de ces deux pays, il est indiqué « lac Ontario (lac Amérique) ». Une situation similaire était survenue lorsque Trump a signé un décret pour renommer le golfe du Mexique en « golfe d’Amérique » l’année dernière.
Pourquoi cela influence-t-il les sites d’ici ? Contrairement aux utilisateurs individuels que Google identifie automatiquement comme étant en provenance d’un pays ou d’un autre, les sites utilisant les données géographiques de Google Maps doivent indiquer manuellement la région et la langue désirée à l’affichage via une interface de programmation d’applications (plus connu de son acronyme anglais API, de Application Programming Interface) utilisé par les développeurs.
« Selon les paramètres régionaux appliqués par ce fournisseur [Google Maps], certaines appellations géographiques peuvent varier, et un ajustement récent effectué du côté de Google explique l’affichage inhabituel observé », confirme le ministère des Transports et de la Mobilité durable dans une déclaration écrite en précisant que « cette anomalie ne touchait que le nom affiché sur le fond de carte et n’a eu aucune incidence sur l’exactitude des renseignements routiers diffusés aux usagers ».
La SAQ soutient également avoir « demandé à [son] fournisseur d’apporter la correction sur [son] site à la première heure ce matin pour revenir à lac Ontario ».
Une situation semblable est survenue sur des sites du gouvernement ontarien. La société d’État ontarienne Hydro One a notamment reconnu dans une publication sur X publiée dimanche que « le problème provient d’un service de cartographie tiers ».
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